Homosexualité : Un faux footballeur ivoirien condamné à 10 ans de prison ferme

Homosexualité : Un faux footballeur ivoirien condamné à 10 ans de prison ferme

Le 27/08/25 à 11:24
modifié 04/09/25 à 12:47
Du haut de son 1,71 m, F.G., un jeune ivoirien bodybuilder âgé de 28 ans, a été condamné à 10 ans de prison ferme, le lundi 25 août 2025, par le tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau, pour atteinte à l’intimité de la vie privée d’autrui et tentative d’extorsion de fonds portant sur la somme de 50 000 Fcfa.

Les faits

Se présentant comme footballeur, F.G. entretenait, quelquefois, des relations intimes avec un père de famille influent, depuis 2019 à Grand-Bassam, ville située à une trentaine de kilomètres d’Abidjan. Malheureusement, la relation a pris une autre tournure le mercredi 13 août 2025.

Ce jour-là, les deux hommes se sont retrouvés dans un hôtel d’Abidjan pour passer un moment intime. Mais F.G. a profité de l’occasion pour prendre, à l’insu de son partenaire, des photos compromettantes de lui nu.

Deux jours plus tard, il a entamé un chantage, exigeant la somme de 50 000 Fcfa. Face au refus de la victime, il lui a envoyé quelques clichés et l’a menacée de les diffuser sur les réseaux sociaux.

À la barre, F.G. a reconnu appartenir à un gang spécialisé dans le chantage lié à l’homosexualité. « Nous allons gâcher ta réputation et ta carrière professionnelle si tu ne t’exécutes pas chaque fois que je te sollicite », avait-il écrit dans des messages privés adressés à sa victime.

Devant le juge, il a toutefois tenté de se dédouaner : « J’étais à l’hôtel avec lui. Certes, il m’a déshabillé, mais je n’ai pas eu de rapport sexuel avec lui. C’était d’ailleurs la première fois que je me retrouvais seul dans une chambre avec lui. Mon objectif était de lui faire croire que j’avais accepté de coucher avec lui, afin de le photographier nu et de le faire chanter pour qu’en retour, il m’aide à entrer en Europe », a-t-il déclaré avec assurance.

Faut-il le souligner, l’attitude de F.G. à la barre n’avait rien d’un repenti. Il est resté campé sur ses positions, estimant que son acte était « noble », car selon lui, il visait à contrer ceux qui cherchent à initier les jeunes à l’homosexualité, un comportement contraire aux saintes écritures.

À l’issue du procès, F.G. a été condamné à 10 ans de prison ferme, assortis de 5 ans de privation de ses droits civiques. Selon le juge, les menaces de F.G. étaient particulièrement graves et pouvaient pousser la victime au suicide.


Le 27/08/25 à 11:24
modifié 04/09/25 à 12:47