9e Ticad au Japon/Paix et sécurité : La Côte d’Ivoire décortique sa vision
La première plénière a porté sur la paix et la stabilité. La Côte d’Ivoire est montée à la tribune pour prêcher le développement selon la paix. L’exercice était aisé pour le représentant du Président Ouattara à ce grand rendez-vous du donner et du recevoir.
Le Premier ministre Robert Beugré Mambé, au cours d’une intervention très appréciée, s’est voulu pragmatique. S’appuyant sur l’expérience ivoirienne, il a fait part du bénéfice de faire et de vivre la paix. « Quand il y a la paix, quand il y a la sécurité, les intelligences peuvent travailler au bonheur de toute la collectivité », a-t-il dit.
L’affirmant, il part de 2011, année marquant la rupture entre les moments de perturbations politiques et sociales ainsi que le début d’une ère plus sereine, donc propice aux projets de développement.
L’exemple ivoirien peut être enseigné partout. C’est pourquoi, d’une manière générale, il a soutenu que « la paix et la sécurité représentent, aujourd’hui, des enjeux majeurs pour le développement économique et social de l’Afrique. Les crises politico-militaires, la menace terroriste et le crime organisé sont les principaux freins à la dynamique de développement entamé sur le continent durant la décennie 2010-2020 ».
Alors, quelle pourrait être la contribution de la Côte d’Ivoire dans cette quête de stabilité par la paix ?
Chef de la délégation ivoirienne à Yokohama, Robert Beugré Mambé a évoqué l’approche anticipative du pays sur la question. Ce, par la création d’une école qui forme des forces de défense et de sécurité de haut niveau à la prévention des actes terroristes.
Et de préciser : « Sous la haute égide du Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara, la création d’une académie de lutte contre le terrorisme, avec les pays amis, est le signe de notre engagement ». Il reconnaît toutefois que ces initiatives nécessitent de gros investissements. Autrement dit, la paix a un prix. Mais la paix est surtout un investissement.
Il explique : « Quand on met beaucoup d’argent dans la sécurité, on a le sentiment que ça affaiblit le côté social que nous devons gérer. Mais une sécurité garantie et renforcée permet de travailler dans la quiétude. Ce travail alimente le budget de l’État, par la création d’entreprises, donc d’emplois. Et ces emplois enrichissent les populations et l’État a les moyens de se concentrer sur les projets sociaux ».
Un cercle vertueux fait d’équilibre entre la cohésion, la sécurité et la paix et qui met le bien-être des citoyens au centre de toute action au sommet de l’État.La deuxième plénière, qui a lieu ce matin, verra également la participation active du Premier ministre. La Côte d’Ivoire fera entendre sa voix, en ce qui concerne ses choix et ses succès économiques.
Envoyé spécial à Yokohama, Japon