Présidentielle 2025/Siandou Fofana (Rhdp): « Vendre le Président Ouattara est un exercice aisé »

Le ministre Siandou Fofana, Coordonnateur du Rhdp Indénié-Djuablin (Ph: Aboulaye Coulibaly)
Le ministre Siandou Fofana, Coordonnateur du Rhdp Indénié-Djuablin (Ph: Aboulaye Coulibaly)
Le ministre Siandou Fofana, Coordonnateur du Rhdp Indénié-Djuablin (Ph: Aboulaye Coulibaly)

Présidentielle 2025/Siandou Fofana (Rhdp): « Vendre le Président Ouattara est un exercice aisé »

Le 20/08/25 à 08:36
modifié 20/08/25 à 09:19
L'Indénié-Djuablin, légendaire bastion du Pdci-Rda, est aujourd'hui aux couleurs du Rhdp. Entretien avec le premier des Houphouétistes à Abengourou et Agnibilékro
Monsieur le ministre, comment se porte aujourd’hui le Rhdp dans l’Indénié-Djuablin ?

Le parti se porte à merveille et nous nous réjouissons de cette vitalité. Lors des dernières consultations de 2023, on a constaté une percée de notre parti dans une région naguère bastion du Pdci. Au cours de ces élections régionales et municipales, seul un poste nous a échappé, la mairie de Niablé. Pour tout le reste, nous avons gagné. Les mairies d’Abengourou et d’Agnibilékrou, historiquement détenues par le Pdci, ont échu au Rhdp.

Vous constaterez aussi qu’aujourd’hui, il y a une vitalité et un regain avec une multitude de cadres de haut niveau qui adhèrent au parti et qui affichent leur appartenance. Tous sont mobilisés pour faire prospérer davantage le parti dans nos villages, dans les hameaux les plus reculés. Le Rhdp a fait aujourd’hui de l’Indénié-Djuablin son bastion imprenable.

L’Indénié-Djuablin, bastion légendaire du Pdci, a donc basculé. Le secret qui a permis de relever ce défi ?

Le secret réside dans la cohésion des cadres et dans un leadership que, désormais, nous incarnons. Avec mes autres collègues ministres, mon aîné Léon Adom, ministre des Affaires étrangères ; Koffi N’Guessan, ministre de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage ainsi que le ministre Adom Roger et tous les élus. Les maires d’Abengourou et de Bettié ainsi que le président du conseil régional, Wadja Essay. Naturellement avec l’appui des secrétaires de section et de base.

Le ministre Siandou Fofana (Ph: Aboulaye Coulibaly)
Le ministre Siandou Fofana (Ph: Aboulaye Coulibaly)



La conjugaison des efforts des cadres a-t-elle suffi ?

Non. Il faut dire que le nom du Président Ouattara même est facilement vendable. Ensuite, sa philosophie politique qui est facilement vendable : la paix et le développement. Des notions qui touchent le quotidien des Ivoiriens et intègrent les défis qui sont de nature à améliorer les conditions de vie de nos parents, les défis de modernité et de modernisation, les défis de la vitalité économique de la région.

De ce point de vue, je peux vous dire que s’il y a un secret, il réside dans notre capacité à réinventer la politique et à la faire. Parce que nous mettons cette maxime en exergue, en faisant en sorte que l’homme soit au cœur du dispositif de toutes nos actions politiques. Notre approche, c’est de nous demander constamment qu’est-ce qui est nécessaire pour nos parents ? Ce ne sont pas les problèmes de personne, c’est ce qui concourt à leur mieux-être.

Comment les populations ont-elles accueilli la candidature du Président Alassane Ouattara ?

Avec une grande joie, avec ferveur et émotion.

Émotion liée au fait qu’un homme d’exception, un homme de courage et de conviction a décidé d’aller encore au combat, faisant le don de soi comme Houphouët l’a fait pour continuer l’œuvre de construction de la paix et faire en sorte que cette paix soit le socle de notre développement.

Les investissements dont nous bénéficions dans cette région et qui sont palpables et visibles viennent de là. Nos parents en sont conscients et y adhèrent.

Sur quoi allez-vous axer la campagne ?

Nous vivons dans une sous-région en proie à de réelles difficultés. Difficultés de tous ordres où la sécurité devient une denrée rare. Les pays de notre région font face à de graves défis. Notamment la menace terroriste.

Pendant ce temps, chez nous, c’est comme si la Côte d’Ivoire était à mille lieux de cette région. Mais à bien regarder, il y a eu également la détermination avec la sagesse, la pondération et la capacité du Président à prévoir, à anticiper.

De ce point de vue, notre campagne consistera à dire à nos parents que cette paix a un artisan, le Président Alassane Ouattara.

Enfin, nous parlerons de la réalisation des infrastructures de base, des infrastructures de tous ordres, mais aussi du développement et de la transformation de nos matières premières, des acquis sociaux, de plusieurs minima sociaux qui ont été confortés et améliorés. Il s’agit, entre autres, de la Cmu, la Couverture maladie universelle qui devient une réalité de jour en jour. Le plateau technique de nos centres de santé et de nos Chu s’est amélioré.

La carte sanitaire a été déployée et se tient aux alentours de 5 kilomètres de rayon. Dans un rayon de 5 kilomètres, tous les villages ont accès à la santé. Naguère, ce n’était pas le cas.

Aujourd’hui, le taux de couverture pour l’éclairage public et pour l’accès à l’électricité est pratiquement, dans notre région, à 100%. Tous nos villages au-delà de 500 habitants bénéficient de l’électricité. Ce sont ces atouts que nous allons mettre en avant pour dire que nous pouvons aller encore plus loin et faire mieux, que nous allons aller encore plus loin pour que leur bonheur soit à portée de main et que l’employabilité des jeunes gens qui sortent de l’école, leurs enfants, deviennent une réalité.

Côté développement, des doléances vous ont-elles été soumises ?

Oui. Nous avons même engagé une mission auprès de nos parents à l’effet de relever tous les besoins. En termes d’infrastructures de base, ce qui manque dans la chaîne des valeurs sociales. Nous voulons que tous les problèmes, de quelque niveau que ce soit, soient relevés.

Nous les consignons dans un document, au regard de notre positionnement dans le gouvernement qui nous aide, par nos entrées auprès du Président, à les résoudre.

Mais déjà, avant que nous ne disposions de ce livre blanc, nous avons commencé à faire face à de nombreux problèmes qui nous ont été soumis.

Nous saluons Côte d’Ivoire Énergie qui nous apporte son soutien. Pour l’eau, l’Onep est à nos côtés.

Ce qu’il faut noter, c’est que les infrastructures de divers ordres, que ce soit en matière de santé, d’école, nous sommes en train de voir avec nos collègues, pour que le programme tel qu’établi par le gouvernement se déploie et s’exécute avec rigueur. Pour ce qui est du reste, nous faisons en sorte que par nos relations et par nos connexions à divers niveaux, nous intervenons pour que nos parents bénéficient de ces infrastructures.

Qu’en est-il de l’université d’Abengourou annoncée des années plus tôt ?

C’est un projet qui tient à cœur au Chef de l’État et il est inscrit dans le Pnd 2026-2030.

Pour ce deuxième mandat, nous allons avoir la possibilité d’être dotés d’une université au chef-lieu de région qui est en même temps le chef-lieu du district de la Comoé. C’est-à-dire le district qui regroupe les régions du Sud-Comoé, du Moronou et de l’Indénié-Djuablin.

Je voudrais souligner au passage que nous avons bénéficié, grâce à la sollicitude du Président de la République, d’une route historique. Il s’agit de la route faisant la desserte de Ayamé-Akressi jusqu’à Ebilassokro à Abengourou. Voilà une route dorsale qui constitue un élément historique et qui a été, de tout temps, le vœu cher de tous nos parents. Tout le pays agni est interconnecté désormais.

Cette route est en construction ?

La première tranche ou la première section allant de Ayamé-Akressi a été lancée récemment par le Premier ministre, à Ayamé. La deuxième section sera lancée, au cours de cette période de campagne, de Akressi jusqu’à Abengourou. L’entreprise a été choisie. Et donc, vous voyez, il va y avoir des questions de connectivité, de mobilité, avec la capacité d’évacuer les productions dans cette zone, une fois les travaux terminés. Ce sont tous ces éléments qui nous confortent à dire que le Rhdp, avec le Président Alassane Ouattara, est véritablement la solution aux problèmes de notre région. C’est pourquoi nous appelons de tous nos vœux nos parents à soutenir, comme ils savent le faire, cette candidature. Et que nous l’accompagnons pour qu’il mette en exergue son programme au profit de notre région.

La dernière fois que nous étions à Agnibilékrou, nous avons entendu dire, ’’maintenant nous avons un maire’’. A peine élu, vous marquez déjà vos administrés.

C’est une marque de reconnaissance. Quasiment tous les week-ends, nous y allons. Nous passons du temps avec les parents. Quelquefois, dans les moments de deuil, nous sommes là pour apporter notre solidarité. Nous bouleversons souvent notre programme pour assister nos parents. Et pour le suivi des chantiers, nous sommes là aussi. Notamment pour les travaux de la voie principale qui traverse la ville. Une voie qui était très endommagée. Aujourd’hui, grâce au Chef de l’État, la voie est en train d’être faite.

Reste que l’intérieur de la ville d’Agnibilékrou manque de voies praticables...

Nous avons la solution à ce problème également. Grâce au Président de la République, la ville bénéficie d’une dizaine de kilomètres de bitume. Ce qui va véritablement changer Agnibilékrou.

Les populations nous le reconnaissent. Déjà, au cours de nos sorties, nous avons constaté la joie de nous voir, et chacun de prendre des initiatives pour filmer ces sorties et commenter. Et manifester sa joie.

C’est quelque part une reconnaissance, un sentiment de gratitude. Mais en même temps, cela m’invite à redoubler d’ardeur et d’efforts pour servir nos parents et donner le meilleur de nous-mêmes pour qu’à la fin de notre mandat, il y ait un changement significatif. Nous le faisons avec joie, avec bonheur et nous servons nos parents parce que ce qui est plus essentiel pour nous, c’est de faire en sorte qu’à la fin, nos parents soient satisfaits et qu’ils aient le sentiment d’avoir fait le choix du changement, avec l’amélioration de leurs conditions de vie, à travers le vote qu’ils nous ont apporté.

Bledson Mathieua



Le 20/08/25 à 08:36
modifié 20/08/25 à 09:19