Spectacle au palais de la Culture: Le directeur général de l'institution annonce de nouvelles dispositions

Les promoteurs de spectacles ont été instruits sur les nouvelles dispositions du palais de culture. (DR)
Les promoteurs de spectacles ont été instruits sur les nouvelles dispositions du palais de culture. (DR)
Les promoteurs de spectacles ont été instruits sur les nouvelles dispositions du palais de culture. (DR)

Spectacle au palais de la Culture: Le directeur général de l'institution annonce de nouvelles dispositions

Le 19/08/25 à 16:08
modifié 19/08/25 à 16:11
Des retards longs et répétitifs, des salles surpeuplées et des factures d’électricité astronomiques... Tout cela est révolu. C'est le message qu'a délivré, le 13 août, Koné Dodo, directeur général du palais de la Culture Bernard Binlin Dadié de Treichville. Devant une assemblée de promoteurs de spectacles, il a annoncé des mesures drastiques qui prendront effet dès le 1er septembre 2025. Une véritable révolution pour le secteur, visant à professionnaliser et sécuriser l'organisation d'événements culturels.

Face à ses interlocuteurs, le directeur général du palais de la culture a été clair : les concerts devront désormais démarrer à l'heure fixée. Une heure limite sera établie et, passé ce délai, l'alimentation électrique sera tout simplement coupée. "Cette mesure est une réponse directe à l'explosion de la facture d’électricité du palais, qui est passée de 80 millions à 120 millions de francs Cfa par an", a révélé. Koné Dodo qui a aussi pointé du doigt les abus, évoquant des concerts où la consommation d'électricité pouvait atteindre 2 millions de francs Cfa pour une seule soirée. "C'est trop", a-t-il affirmé, en justifiant cette décision comme un pas vers une meilleure gestion.

Continuant ses explications, le directeur général du palais de la culture a également abordé la question de la sécurité du public. Il a fustigé la pratique de la survente de billets où des salles prévues pour 4 000 spectateurs se retrouvent avec une foule de 7 000 personnes. Une situation qui crée un risque majeur en cas de drame. "Imaginez qu'il y ait un drame", a-t-il lancé, visiblement préoccupé.

Pour remédier à cette situation, il a annoncé le retour de Sipresc Group, une entreprise spécialisée dans la production de billets et le contrôle des entrées. Cette solution, bien que provisoire en attendant un appel d'offres, vise à restaurer la confiance et à mettre fin à la vente en ligne de billets non contrôlés.

Parmi les autres interdictions majeures, celle de la vente de nourriture dans les salles. Koné Dodo a dénoncé une pratique jugée contraire aux bonnes pratiques. Certains promoteurs, a-t-il dit, font venir des restaurateurs pour cuisiner directement sur place. "Nous n'allons plus tolérer cela", a-t-il fermement déclaré. Cette décision s'inscrit dans la volonté de maintenir le palais de la Culture comme un lieu de spectacles, non de restauration.

Il a également salué le soutien de la ministre de la Culture, Françoise Remarck, qui soutient de nombreux artistes en prenant en charge une partie des frais de location. "Un geste souvent méconnu du public", a-t-il déclaré. Ces annonces marquent un tournant pour le palais de la Culture, qui cherche désormais à allier créativité, rentabilité et sécurité, pour le bien du public et des artistes.



Le 19/08/25 à 16:08
modifié 19/08/25 à 16:11