Violence électorale : Le Gouvernement cartographie les zones à risque

La ministre Mys Belmonde Dogo (au centre) a appelé à la mobilisation de tous
La ministre Mys Belmonde Dogo (au centre) a appelé à la mobilisation de tous
La ministre Mys Belmonde Dogo (au centre) a appelé à la mobilisation de tous

Violence électorale : Le Gouvernement cartographie les zones à risque

Le Gouvernement a entrepris de cartographier les zones à risque susceptibles d’enregistrer des violences électorales. La présentation officielle le 27 juin 2025 à l’hôtel Mövenpick, de l’étude Score a servi d’occasion pour la ministre de la Solidarité, de la Cohésion nationale et de la Lutte contre la pauvreté, Myss Belmonde Dogo, pour réitérer l’engagement du Gouvernement à assurer la sécurité des biens et des personnes. « Il est temps de prévenir plutôt que de réparer », a-t-elle lancé.

Réalisée par Interpeace et Indigo Côte d’Ivoire, avec le soutien de l’Union européenne, l’étude Score dresse une cartographie des potentiels foyers de tensions électorales à travers les 14 districts du pays. Objectif : désamorcer les violences avant qu’elles n’éclatent. Ce sont notamment les Districts des Montagnes, du Denguélé, d’Abidjan, des Savanes, de Gbèkè. La ministre appelle à une intervention ciblée dans ces régions, en « conjuguant les efforts des acteurs locaux, communautaires et politiques en amont du scrutin présidentiel ».

L’initiative s’inscrit dans le cadre du projet de Renforcement des mécanismes communautaires de veille préventive et réponse rapide au risque de violence électorale en Côte d'Ivoire (Prevel). Un projet d’autant plus nécessaire que, dans certaines localités, la simple rumeur d’un désaccord politique peut mettre le feu aux poudres, a rappelé Mys Belmonde Dogo.

Toutefois un contre-exemple mis en exergue par l’étude est à noter : dans le Cavally, lors de la dernière présidentielle, le calme a prévalu. Une réussite attribuée, selon la ministre Dogo, à un travail de terrain mené par la ministre d’État, ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration, Anne Désirée Ouloto, qu’elle appelle à reproduire partout ailleurs.

La diplomatie européenne y voit également un levier de stabilité. Francesca Di Mauro, ambassadrice de l’Union européenne, a salué l’étude comme un outil d’action stratégique, insistant sur la nécessité de restaurer la confiance entre les communautés et d’isoler les « entrepreneurs de violence » avant qu’ils ne détériorent le climat politique.

Même son de cloche du côté d’Interpeace. Cheick Fayçal Traoré, représentant régional, a indiqué : « La paix ne viendra que si chacun, élu, citoyen, chef traditionnel, choisit de sortir du jeu de la violence pour devenir un relais de paix ».

MALONE DIABY (STAGIAIRE)