Annuaire statistique d’état civil de l’année 2024: Le taux d’enregistrement des naissances dans les délais en nette régression

Jean Fructueux Bako, représentant le ministre Vagondo Diomandé, a procédé à l'ouverture des travaux. (Ph: Dr)
Jean Fructueux Bako, représentant le ministre Vagondo Diomandé, a procédé à l'ouverture des travaux. (Ph: Dr)
Jean Fructueux Bako, représentant le ministre Vagondo Diomandé, a procédé à l'ouverture des travaux. (Ph: Dr)

Annuaire statistique d’état civil de l’année 2024: Le taux d’enregistrement des naissances dans les délais en nette régression

Le 01/07/25 à 16:33
modifié 01/07/25 à 17:02
Le taux d’enregistrement des naissances dans les délais en Côte d'Ivoire est en baisse ces dernières années. Ce taux de 66.8% en 2021 est en nette régression. Il est estimé à 56,6% en 2023 et à 55,4% en 2024. L’information ressort de l’annuaire statistique d’état civil de l’année 2024 et de son rapport d’analyse présentés officiellement, le 30 juin, à Angré, par le ministère de l'Intérieur et de la Sécurité, en présence des parties prenantes.

Financé par l’Unicef, ce document est un outil d’évaluation du système d’état civil. Il regroupe, au cours d’une année, les statistiques des principaux faits d’état civil (naissance, adoption, mariage, divorce et décès). Jean Fructueux Bako, directeur de cabinet adjoint chargé de l’Administration du territoire, représentant le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Vagondo Diomandé, a souligné que ce recul invite à développer d’autres stratégies pour une meilleure sensibilisation des populations à déclarer les faits d’état civil dans les délais légaux.

« Il faut, par conséquent, organiser de vastes campagnes de sensibilisation sur l’importance d’enregistrer les enfants. Une déconcentration plus accrue des services d'état civil, une accélération du processus de déploiement du logiciel city web sur l’ensemble du territoire national », a-t-il préconisé.

L'envoyé du ministre Vagondo Diomandé a recommandé une consolidation de la synergie entre les structures sanitaires et les services d’état civil pour enrôler le maximum de nouveau-nés. « Les campagnes de sensibilisation sur la vaccination pourraient être mises à profit pour parler de l’importance d’enregistrer les enfants ou lors du suivi de la grossesse, sans omettre non plus un renforcement des capacités des structures d'état civil. Il faut établir des partenariats avec les organisations de la société civile, les organisations internationales", a-t-il ajouté.

Jean Fructueux Bako a donc exhorté les parties prenantes à retrousser davantage les manches pour réussir le pari d’enregistrement de 100% des enfants à l’état civil dans les délais légaux. « Nous avons la volonté et avec la volonté, les moyens suivront. Je le crois, au regard de l’engagement constant de nos institutions et partenaires en faveur du renforcement du système d’état civil de notre pays », est-il convaincu.

De son côté, Jean-François Basse, représentant résident de l’Unicef en Côte d’Ivoire, a réaffirmé l'engagement de l'institution à accompagner la modernisation du système d’état civil. "Notre appui technique et financier s’inscrit dans une approche intégrée, visant à consolider les bases d’un système plus inclusif, durable et interopérable. Nous soutenons les efforts de renforcement des capacités des acteurs institutionnels, l’innovation numérique pour l’enregistrement des naissances ainsi que l’ancrage communautaire pour rapprocher l’état civil des familles, en particulier dans les zones les plus vulnérables", a rassuré Jean-François Basse.



Le 01/07/25 à 16:33
modifié 01/07/25 à 17:02