1re édition du Salon de la gémellité et des naissances multiples: Appel à un accompagnement médical et psychologique adapté

La première édition du salon de la gémellité et des naissances multiples a réuni des partenaires et professionnels de la santé. (Ph: Dr)
La première édition du salon de la gémellité et des naissances multiples a réuni des partenaires et professionnels de la santé. (Ph: Dr)
La première édition du salon de la gémellité et des naissances multiples a réuni des partenaires et professionnels de la santé. (Ph: Dr)

1re édition du Salon de la gémellité et des naissances multiples: Appel à un accompagnement médical et psychologique adapté

Le 27/06/25 à 20:48
modifié 29/06/25 à 09:47
C’est une première ! Le salon de la gémellité et des naissances multiples (Sagem 2025) se tient du 27 au 28 juin 2025, à Cocody-Riviera. Cette première édition initiée par l’Ong Materni’Twins selon Diana Adjobi Coffi et Eve Adjobi Kouakou, respectivement présidente et vice-présidente, appelle à une prise de conscience collective.

Les naissances multiples sont en progression

Pour ces jumelles, la gémellité doit entrer dans les radars des politiques de santé publique, d’éducation, de protection de l’enfant et de la famille. « Ce salon est un point de départ. Il a été pensé comme un espace d’écoute, d’échange et de visibilité. Un lieu où les jumeaux prennent la parole, où les familles partagent, où les experts proposent, où les institutions s’engagent. Les naissances multiples ont besoin d’un accompagnement médical et psychologique adapté », ont-elles formé le vœu le 27 juin lors de la cérémonie d’ouverture dudit salon. Rappelant que trop souvent, elles sont traités comme un bloc au risque de voir leur individualité étouffée.

Selon les statistiques du ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, ont-elles révélé, « les naissances multiples sont en progression. Soit un plus de 18 000 naissances en 2022, qui sont passées à 19000 en 2023 e un peu plus de 18 000 en 2024. Les jumeaux sont deux êtres à part entière avec une identité propre, un développement personnel, des émotions, des aspirations. Nos institutions doivent évoluer ».

La première journée a été marquée par un panel scientifique de haut niveau, réunissant des spécialistes autour des réalités médicales et génétiques liées à la naissance de jumeaux et de triplés. Animé par Prof. Akaffou Evelyne, pédiatre néonatologie, Prof. Oko Téa David, généticien moléculaire clinique et Dr Yesufu Akim, gynécologue, ce panel a permis d’éclairer le public sur les différents aspects de la gémellité.

Selon le Prof. Oko Téa David, il existe deux types de jumeaux : les jumeaux identiques, issus d’un seul ovule fécondé qui se divise et les jumeaux fraternels ou faux jumeaux, conçus à partir de deux ovules différents fécondés par deux spermatozoïdes distincts. « Contrairement à une idée reçue, la gémellité n’est pas héréditaire en soi, mais certains antécédents familiaux peuvent en augmenter la probabilité », a-t-il confié.

Quant au Dr Yesufu Akim, il a insisté sur l’importance du diagnostic précoce du type de gémellité. A l’en croire, il est crucial de déterminer dès le premier trimestre si les jumeaux partagent ou non le même placenta. Cela permet de prévenir des complications graves comme le syndrome du transfuseur-transfusé, où l’un des jumeaux reçoit plus de sang que l’autre. Il a rappelé que les grossesses multiples sont classées à haut risque et peuvent entraîner une série de complications telles que la prématurité, les hémorragies, les fausses couche, ou encore la rétention du second jumeau lors de l’accouchement.

Pour sa part, la Prof. Akaffou Evelyne a mis en lumière les avancées majeures dans la prise en charge des nouveau-nés prématurés, notamment en Côte d’Ivoire : « Autrefois, un enfant né à six mois était considéré comme un avorton sans espoir de survie. Aujourd’hui, grâce aux progrès de la néonatalogie, ces enfants sont pris en charge efficacement et peuvent survivre », s’est-elle félicitée.

Au nom de la ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Adama Koné, directeur de la Promotion de la famille a salué cette initiative qui témoigne de l’engagement des organisatrices à œuvrer pour le bien-être de la famille et un monde plus inclusif.

Aussi a-t-il exhorté les participants à suivre avec intérêt les thématiques qui seront abordées en faveur des familles afin d’adopter les conseils et les recommandations.


Le 27/06/25 à 20:48
modifié 29/06/25 à 09:47