Dialogue public-privé: Le diagnostic dans les pôles économiques de Bouaké, Korhogo et San Pedro présenté aux partenaires

La secrétaire exécutive du Ccesp, Mariam Fadiga Fofana (à droite en habit orange), a conduit les échanges. (Ph: Dr)
La secrétaire exécutive du Ccesp, Mariam Fadiga Fofana (à droite en habit orange), a conduit les échanges. (Ph: Dr)
La secrétaire exécutive du Ccesp, Mariam Fadiga Fofana (à droite en habit orange), a conduit les échanges. (Ph: Dr)

Dialogue public-privé: Le diagnostic dans les pôles économiques de Bouaké, Korhogo et San Pedro présenté aux partenaires

Le 31/05/25 à 16:30
modifié 31/05/25 à 17:28
Le Secrétariat exécutif du Comité de concertation État-secteur privé (Se-Ccsp) a procédé le mercredi 28 mai 2025, au cours d'une réunion en ligne, à la restitution de l’Étude sur le Diagnostic du Dialogue public-privé à l’intention des autorités préfectorales et du Programme d’amélioration au climat des affaires de Côte d’Ivoire (Pacaci), financé par la Groupe de la Banque africaine de développement (Bad).

L’étude a mis en évidence plusieurs difficultés, parmi lesquelles : l’informalité, la fiscalité, le faible accès au financement et à l’accompagnement des entreprises, ainsi que l’accès au foncier.

« Les principales problématiques du secteur privé sont liées aux charges fiscales (40 % des acteurs), à l’accès au financement et à l’accompagnement des entreprises (80 % à San Pedro, 16 % à Bouaké, etc.). Concernant la connaissance des réformes visant à dynamiser le secteur privé, 75 % des acteurs à San Pedro, 64 % à Bouaké et 50 % à Korhogo en connaissent au moins une », a indiqué M. Bamba, représentant le Cabinet Bamba and Co.

Il a également fait savoir qu’en termes de perception de l’animation du Dialogue public-privé local (Dppl), 81 % des acteurs à San Pedro sont satisfaits de son fonctionnement ; 37,5 % à Bouaké le jugent moyen et 63 % à Korhogo reconnaissent la disponibilité et la volonté des acteurs impliqués.

Conseillers techniques et chargés techniques autour de la secrétaire exécutive (au centre) ont apporté les éclaircissements chaque fois que le besoin a été exprimé. (Ph: Dr)
Conseillers techniques et chargés techniques autour de la secrétaire exécutive (au centre) ont apporté les éclaircissements chaque fois que le besoin a été exprimé. (Ph: Dr)



L’étude a aussi relevé certaines faiblesses dans le dialogue local, notamment l’absence d’acteurs tels que les Centres de gestion agréés (Cga), la société civile, les institutions bancaires, ainsi que l'absence d’un mécanisme de suivi-évaluation du dialogue public-privé.

L'étude recommande une structuration et une animation renforcées du dialogue public-privé local autour des priorités stratégiques de développement, la consolidation des comités locaux comme outils au service des objectifs stratégiques du gouvernement et des institutions, la pérennisation des journées économiques, ainsi que l’intégration de la société civile et des banques dans les comités locaux.

Satisfécit partagé des acteurs

Mariam Fadiga Fofana, Secrétaire exécutive du Ccesp, a remercié les préfets de région, les secrétaires généraux de préfecture, le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire, les directeurs régionaux pour leur contribution à la collecte des données et le Pacaci pour son appui financier à la réalisation de cette étude.

« Grâce aux Comités locaux de concertation État–secteur privé (Clcesp), notre dispositif de dialogue public-privé s’est considérablement étoffé et renforcé, faisant du modèle ivoirien l’un des plus élaborés de notre espace communautaire. Il inspire aujourd’hui de nombreux pays de l’Uemoa et même de la Cemac, qui souhaitent le reproduire et l’adapter », a-t-elle déclaré, soulignant l’intérêt particulier de cette étude qui vient renforcer cette dynamique.

Et Mariam Fadiga Fofana d'ajouter que cette étude permet, d’une part, d’identifier les problématiques liées au climat des affaires et de dresser un état des lieux du chemin parcouru. D’autre part, avec le baromètre sur le climat des affaires actuellement en cours de réalisation, elle constitue un instrument de référence pour la mise en place du dispositif de suivi-évaluation en cours d’élaboration, visant ainsi à analyser les progrès annuels des plateformes locales du dialogue public-privé.

Les acteurs publics et privés locaux ont pu exprimer leur satisfecit du rapport. (Ph: Dr)
Les acteurs publics et privés locaux ont pu exprimer leur satisfecit du rapport. (Ph: Dr)



Pour sa part, Mougo Komenan, Coordonnateur du Pacaci, a exprimé ses félicitations au Secrétariat exécutif du Ccesp, aux préfets de région et aux autres acteurs du dialogue public-privé local. « En lisant ce rapport, on se rend compte que du travail a été accompli. Ce document doit servir de référence. La vision est partagée par l’ensemble des acteurs », a-t-il affirmé.

Il a donc salué l’initiative de restitution décentralisée du Ccesp et réaffirmé le soutien du programme aux efforts de développement des différentes régions du pays. « Cette étude doit permettre d’avoir une situation de référence dans ces pôles économiques et guider l’État dans ses prises de décisions en matière de dialogue État-Secteur privé », a-t-il indiqué.

Pour rappel, cette troisième session de restitution fait suite à celles des 23 avril et 14 mai 2025, destinées aux membres des Clesp des trois pôles économiques régionaux.

Il convient de noter que la plateforme de Korhogo a démarré ses travaux en avril 2024, tandis que celles de San Pedro et Bouaké ont été respectivement mises en place en 2019 et 2021. La réalisation de l’étude bénéficie du financement de la Bad à travers le Pacaci.



Le 31/05/25 à 16:30
modifié 31/05/25 à 17:28