2e édition du Forum Afrique-Europe : La prise en compte de la « voix des jeunes » souhaitée

Une vue des panélistes. (Ph: Dr)
Une vue des panélistes. (Ph: Dr)
Une vue des panélistes. (Ph: Dr)

2e édition du Forum Afrique-Europe : La prise en compte de la « voix des jeunes » souhaitée

Après le succès de la première édition qui s’est déroulée en août 2022 sur le thème : « Afrique-Europe : avenir commun ? », la Fondation Friedrich Naumann pour la Liberté a remis le couvert en organisant la deuxième édition du Forum libéral Europe-Afrique sur le thème : « Faire entendre la voix des jeunes dans la coopération Afrique-Europe ». C’était le 10 août 2023, à Abidjan-Plateau.

« Cela fait 78 ans qu’a pris fin la seconde guerre mondiale. Nous aurions voulu continuer de vivre dans un monde de paix et de prospérité où les libertés sont respectées et protégées. Cependant, depuis février 2022 avec la crise russo-ukrainienne, l’ordre international est bouleversé et le monde connaît à nouveau de grandes mutations perceptibles à travers les coups d’Etat, les attaques terroristes, les crises sanitaires, politiques et économiques. Cette situation fait le lit aux mouvements populistes et nationalistes, et renforce le pouvoir des régimes autoritaires, poussant ainsi le gouvernement à prendre des mesures restrictives des libertés individuelles. Menaçant ainsi le modèle des sociétés libres et démocratiques adopté par les Etats après la seconde guerre mondiale », a expliqué Dr Jo Holden, Directeur régional de la Fondation Friedrich Naumann.

Les jeunes ont pris part à ce forum. (Ph: Dr)
Les jeunes ont pris part à ce forum. (Ph: Dr)



Cependant, selon lui, « malgré ces incertitudes l’Afrique et l’Europe maintiennent leurs relations historiques matérialisées par les accords de partenariat entre les deux continents dans divers domaines (économie, commerce, sécurité). Ce, à travers les accords de Yaoundé (1962), Lomé (1975), Cotonou (2000), accord UE-ACP (2021). Mais le bilan de la coopération reste mitigé et fait face à la concurrence géopolitique. Ce forum d’Abidjan vise à faire des recommandations visant à améliorer cette coopération en impliquant les choses qui représentent une proportion importante de la population africaine ».

« L’Afrique bouge, l’Afrique est devenue un terrain de géopolitique. L’élite africaine veut des changements mais la question, c’est que veulent les jeunes dans cette coopération Afrique-Europe ? », s’est interrogé Magloire N’Déhi, chef du Bureau-pays de la Fondation Friedrich Naumann.

Georges M’bra, directeur général de l’économie numérique, représentant le ministre de la Communication et de l’Economie numérique de Côte d’Ivoire, parrain de cet événement, s’est félicité de cette initiative. « Cela témoigne de la volonté de soutenir l’excellence », a-t-il dit.

Selon lui, la Côte d’Ivoire est engagée dans la transformation numérique de son économie à travers l’accompagnement des startups comme en témoigne la participation des startups ivoiriennes au récent Salon Vivatech à Paris et l’adoption de la loi sur les startups par le Parlement ivoirien.

Avant d’ajouter que de réelles opportunités existent à travers le numérique que les jeunes doivent pouvoir saisir. C’est à juste titre qu’il a encouragé les jeunes à la création et à l’innovation afin d’avoir les meilleurs projets qui vont être primés lors des concours à l’international.

Selon les statistiques, la jeunesse africaine représente 77% de la population du continent. Les projets présentés par ces jeunes venus d’horizons divers (Niger, Sénégal, Guinée, Côte d’Ivoire), lors du premier hackathon de ce forum libéral, démontrent la maturité et la résilience des jeunes africains face aux crises multiformes.

Une correspondance particulière de E.Y