Immigration : Le Hcr inquiet de la nouvelle législation du Royaume-Uni

téléchargement (6)
téléchargement (6)
téléchargement (6)

Immigration : Le Hcr inquiet de la nouvelle législation du Royaume-Uni

Le 18/07/23 à 13:50
modifié 18/07/23 à 13:50
Le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (Hcr) s’inquiète de ce que la nouvelle loi britannique contre l’immigration illégale "est en contradiction avec les obligations du pays en vertu du droit international des droits de l'homme et des réfugiés et aura de profondes conséquences pour les personnes ayant besoin de protection internationale".

Dans une déclaration conjointe publiée le 18 juillet 2023 avec le Conseil de l’Onu pour les droits de l’Homme, l’organisme onusien a indiqué que "le projet de loi britannique sur la migration illégale qui vient d'être adopté, est en contradiction avec les obligations du Royaume-Uni en vertu du droit international des droits de l'Homme et des réfugiés, et aura de profondes conséquences pour les personnes ayant besoin d'une protection internationale".

Cette interpellation intervient au moment où l'Europe renforce son dispositif d’endiguement du flux migratoire sur son sol, notamment avec les récents accords d’appui financier d’un montant de 105 millions d’euros signés avec la Tunisie après la fameuse convention rwando-britannique de récupération par Kigali des migrants illégaux dans le Royaume.

Le 17 juillet 2023, Amnesty International a déclaré que "L’accord sur les migrations rend l’Ue complice des violations des droits infligées à des demandeurs (euses) d’asile, migrants (es) et réfugiés (es)". Puisque par cet accord, "l’Union européenne (Ue) accepte d’accorder à la Tunisie une aide financière et technique en vue de dissuader les mouvements migratoires en direction de l’Europe", selon Amnesty International.

C’est en cela que la directrice du Bureau d’Amnesty International auprès des institutions européennes, Eve Geddie, a déclaré : "Cet accord mal avisé, signé en dépit des preuves de plus en plus nombreuses de graves atteintes aux droits humains commises par les autorités, se traduira par une dangereuse expansion de politiques migratoires ayant déjà échoué et montre que l’Ue accepte le comportement de plus en plus répressif du Président et du gouvernement tunisiens".


Le 18/07/23 à 13:50
modifié 18/07/23 à 13:50