Mali : La junte prise en flagrant délit de mensonge contre l’Allemagne

Le Chef de la junte, Assimi Goita
Le Chef de la junte, Assimi Goita
Le Chef de la junte, Assimi Goita

Mali : La junte prise en flagrant délit de mensonge contre l’Allemagne

Le 18/09/22 à 08:07
modifié 18/09/22 à 08:07
On aurait dit qu’elles souffrent de dépression, de troubles d’anxiété ou de la personnalité.

Dans leur communiqué en date du 15 septembre, les autorités de la junte malienne donnent carrément dans le déni de la réalité et la manipulation.

« Le Directeur en charge des questions africaines au ministère des Affaires étrangères de la République fédérale d’Allemagne, reçu en audience le lundi 07 août 2022, au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, avait clairement indiqué qu’aucune Agence allemande, encore moins le Gouvernement, n’avait de lien contractuel avec les « éléments ivoiriens arrêtés à l’aéroport «. Par conséquent, son pays n’avait rien à y voir, ni de près ni de loin, avec les personnes arrêtées », dit le communiqué signé du colonel Abdoulaye Maïga.

Faux. Mille fois faux. La Bundeswehr, l’armée nationale de la République fédérale d’Allemagne, a bel et bien requis les légionnaires ivoiriens reconnus pour leur professionnalisme. « Le commandement des opérations de la force conjointe de la Bundeswehr allemande exprime, par la présente, sa gratitude pour le soutien que votre nation a fourni à l’aéroport de Bamako. En raison de la situation géopolitique actuelle et de la présence possible d’éléments militaires opposés à proximité du camp Senou, le commandement des opérations des forces conjointes de la Bundeswehr apprécierait beaucoup le soutien et la contribution continus des forces armées ivoiriennes », avait requis le Bundeswehr, dans un courrier adressé en bonne et due forme à l’état-major ivoirien, en mars 2022. Ce qui montre bien que les soldats ivoiriens n’étaient pas en villégiature au Mali mais qu’ils étaient bel et bien en mission de paix dûment sollicitée par l’Allemagne. Et cela, dans le cadre de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).

Et d’ailleurs, le 13 juillet 2022, au lendemain de l’arrestation des militaires ivoiriens, la ministre fédérale allemande de la défense Christine Lambrecht, dont le pays, avec un millier de soldats, est le plus gros contributeur de troupes à la MINUSMA, était montée clairement au créneau. Elle avait ouvertement dénoncé une violation des règles de coopération par la junte malienne.

« Le comportement des dirigeants maliens est un signal très problématique. Il y a des doutes considérables sur la volonté du Mali à coopérer de façon constructive avec la MINUSMA. J’appelle les autorités du Mali à libérer immédiatement les soldats ivoiriens », avait ordonné la ministre.

Si les militaires ivoiriens ont été sollicités par Berlin, c’est immanquablement pour leur savoir-faire et leur disponibilité. Une disponibilité, hélas, mal récompensée par les propres frères d’armes maliens. Absurde !



Le 18/09/22 à 08:07
modifié 18/09/22 à 08:07

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