Violence et harcèlement au travail: Le BIT organise un atelier pour l’élimination de ce fléau en Côte d'Ivoire

La Côte d'Ivoire lutte contre les violences et le harcèlement au travail. (DR)
La Côte d'Ivoire lutte contre les violences et le harcèlement au travail. (DR)
La Côte d'Ivoire lutte contre les violences et le harcèlement au travail. (DR)

Violence et harcèlement au travail: Le BIT organise un atelier pour l’élimination de ce fléau en Côte d'Ivoire

Le 02/12/21 à 17:01
modifié 02/12/21 à 17:01
Dans l’optique de prendre des mesures efficaces afin de mieux protéger les travailleurs en Côte d’Ivoire et d’éliminer « les violences et le harcèlement au travail », le Bureau international du travail (Bit), en partenariat avec la Direction générale du travail (Dgt) et le Conseil national du dialogue social (Cnds), a organisé, le 2 décembre 2021, à Cocody, un atelier de pré-validation de deux études sur ces fléaux.

« La compréhension du phénomène de la violence et du harcèlement en milieu du travail en Côte d’Ivoire » et « l’analyse des écarts entre la législation ivoirienne pertinente et les dispositions de la convention n°190 et de la recommandation n°206 » sont les deux études réalisées par des consultants du Bit.

À cet atelier, il est question pour les acteurs du monde du travail de faire une lecture croisée pour une validation technique. Ce qui servira à des discussions ultérieures sur les actions à entreprendre à différents niveaux dans la lutte contre la violence et le harcèlement dans le monde du travail, afin de promouvoir la ratification de la Convention 190 de l’Organisation internationale du travail (Oit) (élimination de la violence et du harcèlement dans le monde du travail).

Au dire de Frédéric Lapeyre, directeur du Bureau pays de l'Oit, cet atelier vise à transformer le monde du travail, à le débarrasser de toutes les formes de violences et de harcèlement qui touchent, notamment les femmes.

Selon lui, les facteurs pour changer le monde du travail sont, entre autres, le cadre réglementaire et légal qui protège davantage les travailleurs et travailleuses ; le rôle fondamental du gouvernement ; le rôle des organisations d’employeurs qui est celui d’accompagner les travailleurs dans ce parcours qui est souvent celui du combattant de dénonciation et de remédiation à ces situations dans le monde du travail. « ...Il doit y avoir une tolérance zéro au sein de l’entreprise par rapport aux violences et au harcèlement », a fait savoir le représentant de l’Oit.

Jugeant importante et opportune cette activité, Mme Antonia Ngabala-Sododon, Représentante résidente Onu-Femmes en Côte d’Ivoire, a indiqué que le pays a un très bon cadre normatif pour lutter contre ce fléau qui s’est multiplié ces dernières années avec l’avènement du Covid-19.

Cependant, le souci en Côte d’Ivoire, c'est que l'on attend la mise en œuvre de ce cadre normatif. Selon elle, « une fois que la Côte d’Ivoire aura ratifié la convention 190, cela permettra d’aborder réellement la question et d’avoir un plan de mise en œuvre pour guider le secteur privé afin de vraiment mettre en place des mesures de protection contre les violences... », a-t-elle renchéri.

Prenant la parole au nom du ministre de l’Emploi et de la Protection sociale, M. Agoh Ebenezer, inspecteur général, a rappelé que la Côte d’Ivoire a librement fait du respect de la promotion des droits de l’homme une exigence de bonne gouvernance. Par conséquent contraire au respect de la promotion des droits de l’homme, le phénomène de la violence et du harcèlement mérite d’être sérieusement combattu. Terminant son propos, il a dit son infinie gratitude au Bit avant de déclarer l’ouverture des travaux.

Rappelons que c’est en 2019 que l’Oit a adopté la convention 190 qui fixe les principes directeurs et guide les pays pour changer la situation.


Le 02/12/21 à 17:01
modifié 02/12/21 à 17:01

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