Fespaco 2021: La Côte d’Ivoire toujours à la recherche du Yennenga d’or






Le  Yennenga d’or, un trophée prestigieux pour le cinéma africain. (photo : dr)
Le Yennenga d’or, un trophée prestigieux pour le cinéma africain. (photo : dr)
Le Yennenga d’or, un trophée prestigieux pour le cinéma africain. (photo : dr)

Fespaco 2021: La Côte d’Ivoire toujours à la recherche du Yennenga d’or

Le 17/10/21 à 03:24
modifié 17/10/21 à 03:24
Le cinéma ivoirien est présent à ce grand rendez-vous cinématographique avec des productions qui suscitent beaucoup d’espoir
La 27e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) s’ouvre, demain, au palais des sports de Ouaga 2000. La clôture est prévue pour le 23 octobre 2021.

A la clôture des inscriptions, sur 1132 films inscrits, 239 ont été sélectionnés. La sélection officielle comprend huit catégories dont la compétition officielle, où l’on retrouve la fiction, le documentaire, l’animation, les courts métrages, les films d’école et les séries TV.

Dans la liste définitive des films retenus, l’on retient 17 longs métrages de fiction en compétition au Fespaco 2021 dont un film ivoirien, « La nuit des rois (Night of the Kings)», de Philippe Lacôte (Côte d’Ivoire).

Visuel2-Fespaco
Visuel2-Fespaco



« La Nuit des rois » raconte une guerre de succession entre jeunes détenus de la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan.

Ce film a été récompensé dans les festivals de Toronto et de Chicago. Il a également été sélectionné pour la Mostra de Venise. Pour de nombreux critiques de cinéma, « La nuit des rois » se présente comme un sérieux prétendant pour le Yennenga d’or. Il faut rappeler qu’au Fespaco 2015, Philippe Lacôte a remporté le premier prix spécial Félix Houphouët-Boigny avec le film « Run ». Ce prix est décerné par le Conseil de l’Entente.

Après son dernier sacre en 1993 avec le film « Au nom du Christ » de Gnoan Roger M’Bala, la Côte d’Ivoire court depuis cette date derrière le Yennenga d’or. C’est en 1981 que la Côte d’Ivoire a remporté pour la première fois ce prix avec le film « Djeli de Fadika Kramo-Lanciné ». La Côte d’Ivoire s’est rapprochée du Graal en 2011 avec « Le Mec idéal de Owell Brown » qui a remporté l’Étalon de bronze. D’ailleurs, rendant hommage aux pionniers du 7e art africain à Ouagadougou, il a été érigé une statue en bronze en l’honneur du réalisateur ivoirien Kramo Lanciné Fadika lors de la 25e édition du Fespaco où la Côte d’Ivoire était le pays invité d’honneur. Et ce, en attendant que l’État de Côte d’Ivoire s’engage à accompagner le Fespaco en érigeant une statue à l’honneur de Gnoan M’Bala.

En ce qui concerne les ambitions de la Côte d’Ivoire de remonter sur la plus haute marche du podium au Fespaco, « La nuit des rois (Night of the Kings), de Philippe Lacôte (Côte d’Ivoire) » se présente comme un candidat sérieux. La Côte d’Ivoire sera à cette 27e édition à la recherche du Graal, le Yennenga d’or.

Pour rappel, il faut indiquer que cette nouvelle édition du Fespaco aura pour thème « Cinémas d’Afrique et de la Diaspora : nouveaux regards, nouveaux défis », et pour pays invité, le Sénégal. C’est le lieu de souligner que malgré le contexte sécuritaire et sanitaire, les autorités Burkinabè entendent réussir ce rendez-vous avec le maintien de toutes les activités prévues et des innovations. « Les festivaliers et les partenaires techniques et financiers doivent être rassurés que nous tenons à ce que ce Fespaco puisse se tenir dans de bonnes conditions, non seulement sécuritaires, mais aussi sanitaires. Le gouvernement travaille à prendre toutes les dispositions pour que nous puissions nous sentir mieux en sécurité au Fespaco », a rassuré la ministre de la Culture, des arts et du tourisme, Élise Ilboudo Thiombiano.

La 27e édition du Fespaco sera marquée par des innovations et non des moindres. Il s’agit des ateliers Yennenga consacrés à l’accompagnement des films au stade de post-production et à l’immersion des aspirants aux métiers du cinéma. Le Yennenga Post-production vise à favoriser les partenariats de coproductions et l’accès au marché international des œuvres africaines. Quant au Yennenga Academy, il s’agit d’un programme de formation du Fespaco, dédié aux jeunes talents du cinéma africain. Ce programme vise à proposer des masterclasses autour de différents métiers du cinéma : Production, Réalisation, Écriture de Scénario, Distribution, Critique... « On a créé une section juste pour les réalisateurs et les producteurs burkinabè, (afin de) ... donner plus de visibilité au cinéma burkinabè ». Autre nouveauté, « la Place de la révolution, cette année, est réservée à des projections grand public », a fait remarquer Moussa Alex Sawadogo, délégué général du Fespaco.

Pour rappel, la première édition du Fespaco s’est tenue du 1er au 15 février 1969 sous l’appellation « Semaine du cinéma africain de Ouagadougou ». La 27e édition était prévue du 27 février au 6 mars 2021 mais elle a été reportée à cause du Covid-19. Il est considéré comme le plus grand et le plus ancien festival de cinéma en Afrique. Le budget prévisionnel est de 1,3 milliard de F CFA.

Il faut noter que le dernier Étalon d’or du Fespaco en 2019 a été remporté par le réalisateur rwandais Joël Karekezi avec le long métrage-fiction, « The Mercy of the Jungle ».


  • La sélection des films

La sélection des films en compétition comporte deux sections principales. Il s’agit de la section compétition officielle réservée aux films des réalisateurs africains et de la diaspora. Elle comporte les catégories suivantes :

- fiction long métrage (durée minimale de 60 mn)

- fiction court métrage (durée comprise entre 1 mn et 35 mn)

- documentaire long métrage (durée minimale de 60 mn)

- documentaire court métrage (durée comprise entre 1 mn et 35 mn)

- film de fiction ou documentaire des écoles africaines de cinéma (durée comprise entre 3 mn et 15 mn) ;

- séries télévisuelles (deux épisodes consécutifs de 52 mn chacun, trois épisodes consécutifs de 26 mn chacun ou six épisodes consécutifs de 13 mn chacun).

Il faut noter qu’aucun film, de plus de deux ans d’âge au 31 décembre 2020 ou présenté lors d’une précédente édition du Fespaco, ne sera sélectionné. La section hors compétition est ouverte aux films des cinéastes du monde : panorama, focus, découvertes, hommages...
  • « La nuit des rois » de Philippe Lacôte, seul film ivoirien en lice pour l’Étalon d’or

Voici la liste des 17 longs métrages de fiction en compétition au Fespaco 2021 Air conditioné, de Mario Bastos (Angola)

Baamum Nafi, de Mamadou Dia (Sénégal)

Bendskins (Moto Taxi), de Narcise Wandji (Cameroun)

Eyimofe (This is my desire), de Chuko Esiri (Nigéria)

Farewell Amor, d’Ekwa Msangi (Tanzanie)

Feathers, d’Omar El Zohainy (Égypte)

Freda, de Gessica Geneus (Haïti)

La femme du fossoyeur, d’Ahmed Khadar (Somalie)

La nuit des rois (Night of the Kings), de Philippe Lacôte (Côte d’Ivoire)

Les trois lascars, Boubakar Diallo (Burkina Faso)

Lingui, les liens sacrés, de Haroun Mahamat-Saleh (Tchad)

Nameless (Les anonymes), de Wa Nkunda Mutiganda (Rwanda)

Oliver Black, de Tawfik Baba (Maroc)

Souad, d’Amin Ayten (Égypte)

The White Line, de Desiree Kahikopo-Meiffret (Namibie)

This is not a burial, it is a resurrection, de Jeremiah Lemohang Mosese (Lesotho)

Une histoire d’amour et de désir, de Leyla Bouzid (Tunisie)

Le cinéma sénégalais à l’honneur avec 14 films

Le Sénégal est le pays invité d’honneur de la 27e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), prévue du 16 au 23 octobre 2021, à Ouagadougou. Le pays de la Téranga présente 14 films dans les différentes catégories.

Dans la catégorie long métrage fiction, seul le film « Baamum Nafi » de Mamadou Dia sera en compétition pour l’Étalon d’or du Yennenga sur une liste de 17 films de seize pays. Dans le documentaire long métrage, le film « Valdiodio Ndiaye, Un procès pour l’histoire » d’Amina Ndiaye Leclerc et « Marcher sur l’eau » d’Aïssa Maïga (Sénégal/Mali) sont en lice.

Le Sénégal présentera, à Ouagadougou, quatre courts métrages fictions et documentaires. Ce sont « 5 Étoiles » de Mame Woury Thioubou, « Serbi » (Les tissus blancs) de Moly Kane, « Tabaski » de Laurence Attali et « Anonymes » de Fama Reyane Sow. Pour ce qui est des films d’animation, le film « Ganja (les fils du chanvre) d’Amath Ndiaye compte parmi les 29 films en compétition dans cette catégorie.

Sur les 25 films des écoles africaines en lice, le Sénégal est présent avec 3 films : « Danni Dolé ou Résilience » de Lopy du Forum médias centre, « Ila Kiko ou Marque tribale » de Abdou Aziz Basse de Esav Marrakech et « Polia de Bassène de Isep-Thiès.

Les séries sénégalaises « Dérapage » d’Abdou Lahat Wone, « Wala Bock, comment va la jeunesse ?» de Fatoumata Kanté et « Wara » (Les Fauves) de Toumani Sangaré et Oumar Diak (Sénégal/Niger) sont en compétition


Le 17/10/21 à 03:24
modifié 17/10/21 à 03:24

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