Vaccins COVID-19 : Du rejet à la pénurie, comment la Côte d’Ivoire est devenue un modèle de gestion de la défiance

Un homme se fait vacciner contre la COVID-19 au centre de vaccination du Parc des Sports de Treichville, Abidjan Côte d’Ivoire. (Erick Kaglan, Banque mondiale).
Un homme se fait vacciner contre la COVID-19 au centre de vaccination du Parc des Sports de Treichville, Abidjan Côte d’Ivoire. (Erick Kaglan, Banque mondiale).
Un homme se fait vacciner contre la COVID-19 au centre de vaccination du Parc des Sports de Treichville, Abidjan Côte d’Ivoire. (Erick Kaglan, Banque mondiale).

Vaccins COVID-19 : Du rejet à la pénurie, comment la Côte d’Ivoire est devenue un modèle de gestion de la défiance

Un mois après le lancement en fanfare de la campagne de vaccination, le grand enthousiasme suscité par la livraison de 504 000 doses d’AstraZeneca le 26 février 2021, a vite cédé la place à de grosses inquiétudes provoquées par une très faible adhésion de la population cible. Le 30 mars, la Côte d’Ivoire recensait seulement 40 153 doses inoculées. La semaine suivante, le Conseil national de sécurité, présidé par le Président Alassane Ouattara en personne, décide d’élargir l’accès au vaccin anti-Covid19 à tous les Ivoiriens âgés de plus de 18 ans pour accélérer la cadence. Pas de changement majeur, la méfiance à l’égard des vaccins reste vive à Abidjan où les rumeurs les plus folles se répandent comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux.

« On nous a dit que le vaccin Covid-19 a été fabriqué par les Occidentaux pour tuer les Africains »

« Yopougon est un quartier de rumeurs ; ici nous croyons plus au bouche-à-oreille ». Dans la plus vaste commune d’Abidjan qui compte plus d’un million d’habitants, comme presque partout dans le pays, « les rumeurs sont plus puissantes et vont plus vite que les appels des autorités ». Après plusieurs semaines de refus, puis d’hésitation, Olga Gneppa, commerçante à Yopougon et mère de cinq enfants, a enfin décidé d’aller se faire vacciner.

Mais le geste d’Olga est loin de faire l’unanimité. Alors qu’ils sont capables d’accueillir jusqu’à 300 personnes par jour, les centres de vaccination de la capitale et ses environs peinent à atteindre 20 personnes. Au total, la cinquantaine de centres ne parvient qu’à vacciner 2 000 personnes par jour. À ce rythme, de nombreuses doses de vaccins risquent d’expirer et de finir à la poubelle. Lire la suite sur

Banque Mondiale Côte d'Ivoire

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