Traite des personnes : Neuf nigérianes victimes remises à leur ambassade

Le Consul du Nigéria (3ème à partir de la droite) pose avec ses compatriotes et les autorités policières. (Photo : DGPN)
Le Consul du Nigéria (3ème à partir de la droite) pose avec ses compatriotes et les autorités policières. (Photo : DGPN)
Le Consul du Nigéria (3ème à partir de la droite) pose avec ses compatriotes et les autorités policières. (Photo : DGPN)

Traite des personnes : Neuf nigérianes victimes remises à leur ambassade

La Préfecture de police d’Abidjan a procédé, jeudi, à la remise de jeunes filles nigérianes victimes de la traite des personnes.
Neuf ressortissantes nigérianes, victimes de la traite des personnes, ont été remises le jeudi 29 juillet 2021, à leur Consul, Son excellence Olufemi Damilola Abikoye, dans l’enceinte de la Préfecture de police d’Abidjan. C’était en présence du commissaire divisionnaire de police, Koffi Barthélémy qui représentait le préfet de police d’Abidjan.

Revenant sur les raisons de l’opération, le commissaire de police de 2ème classe, Kamagaté Tata, par ailleurs commandant de la brigade mondaine, a fait plusieurs rappels.

« Cette opération qui a permis de sauver ces jeunes filles dont l’âge varie entre 17 et 22 ans, s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la traite des personnes. Et cette pratique est interdite et punie par la loi numéro 2016-1111 du 08 décembre 2016. C’est à juste titre que dans le cadre de mon programme d’activité, j’ai instruit mon adjoint, le commissaire de police de 2ème classe Issa Konaté, à conduire de manière permanente des opérations de patrouilles qui ont aujourd’hui permis de découvrir ces jeunes filles, victimes de ce phénomène. Par ailleurs, à travers nos investigations, nous parviendrons à retrouver les présumés auteurs qui demeurent encore introuvables. Dans nos statistiques, le Nigéria regorge une proportion importante de victimes de la traite des personnes. Pour plus d’efficacité, nous voulons un appui en moyen de mobilité afin d’accéder les zones les plus reculées », a fait remarquer le commissaire de police Kamagaté Tata.

Des victimes prêtes pour regagner leurs familles respectives. (Photo : DGPN)
Des victimes prêtes pour regagner leurs familles respectives. (Photo : DGPN)



Au nom des filles, la victime Chinedu Joyce, 22 ans, a fait savoir qu’elles sont arrivées en Côte d’Ivoire, il y a environ trois semaines et par le biais d’une compatriote qui leur avait promis du travail. C’est en lieu et place du travail promis que celle-ci les a conduites à l’intérieur du pays, précisément à Odienné, pour les contraindre à la prostitution. Exténuées, elles se sont enfuies à Abidjan en vue de se réfugier à leur ambassade. Et c’est au cours d’une patrouille qu’elles ont été interpellées.

Cette action de la police a été saluée par le Consul du Nigeria pendant la remise des filles. « Je remercie la police ivoirienne pour son intervention qui a permis de sauver nos compatriotes. Le Nigeria étant au courant du phénomène, est disposé à coopérer avec les autorités ivoiriennes. C’est une affaire qui est très sérieuse. Évitons d’écouter nos compatriotes qui vous vendent des illusions », a conseillé le diplomate nigérian.

Une correspondance de D. Assouman



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