Crimes, pillages, séquestration, coups et blessures volontaires, meurtres, menaces de mort : Amadé Ouérémi condamné à perpétuité

Amadé Ouérémi a été fixé sur son sort depuis, hier. Il devra passer le reste de sa vie en prison (DR)
Amadé Ouérémi a été fixé sur son sort depuis, hier. Il devra passer le reste de sa vie en prison (DR)
Amadé Ouérémi a été fixé sur son sort depuis, hier. Il devra passer le reste de sa vie en prison (DR)

Crimes, pillages, séquestration, coups et blessures volontaires, meurtres, menaces de mort : Amadé Ouérémi condamné à perpétuité

Le 15/04/21 à 20:28
modifié 15/04/21 à 20:28
La prison à vie. C’est la sentence prononcée, hier, par le juge Charles Bini contre Amadé Ouérémi. Cette condamnation à perpétuité de l’accusé est intervenue au terme de huit séances de procès. Tout le long de ces audiences, au Palais de justice au Plateau, le concerné avait à sa charge de nombreuses chefs d’accusations tels que crimes contre les populations, séquestration, coups et blessures volontaires, meurtres, menaces de mort. Cette peine privative de liberté prise en son encontre va dans le sens de la réquisition formulée la veille par le procureur adjoint de la République, Kouassi Amien Ernest. En plus de cette sentence, celui qui était présenté comme le seigneur du parc du Mont Péko durant la période de crise doit s’acquitter de fortes amendes. Ainsi, à l’ensemble des victimes qui se sont constituées en partie civile dans cette affaire, il doit verser un montant avoisinant au moins 1 milliard de FCfa si l’on additionne les quelques 100 millions qu’il doit payer à chaque personne en guise de dédommagement. Le nombre de celles-ci tourne autour de quinze. Les organisations de défense des droits de l’homme que sont la Ligue ivoirien des droits de l’homme (Lidho), Le Mouvement ivoirien des droits humains (Midh) et la Fédération internationale des droits de l’homme ( Fidh) ont réclamé la somme symbolique de 1FCfa.

Me Roselyne Aka Séripka, l’avocat de Amadé Ouérémi, s’est dit outrée par cette peine. Pour elle, dès le départ, le procès était biaisé. « Un procès biaisé ne peut donner lieu qu’à une sentence biaisée », a-t-elle décrié. Elle a souhaité que des dispositions soient prises pour préserver la vie de son client en prison, en ce sens qu’il se racontait depuis le mardi 13 avril sur les réseaux sociaux que Amadé Ouérémi aurait été empoisonné ou se serait suicidé.

Me Roselyne Aka Séripka a, en outre, fait savoir qu’il y a eu beaucoup de zones d’ombre dans ce procès, dans la mesure où des autorités militaires nommément citées par son client comme impliquées dans ces évènements de Duékoué n’ont pas comparu. « Sur ce fait, la vérité étant déjà couverte, on ne peut avoir qu’une sentence pas très véridique », a-t-elle regretté. A la question de savoir si elle ne reconnaît pas la responsabilité de Amadé Ouérémi dans les faits portés contre lui dans ces procès, elle a répondu : « Il n'est responsable qu’en partie. Mais il n’a pas à supporter toute la responsabilité ».

L’avocat a informé que la décision de faire appel revient à son client et qu’elle échangera avec lui pour connaître son avis sur la question. Issiaka Diaby, le président du collectif des victimes de Côte d’Ivoire, s’est dit satisfait de cette peine prononcée contre le prévenu. Pour lui, justice a été rendue aux hommes et femmes et même à leurs proches qui ont été la cible de Amadé Ouérémi et sa bande durant période sombre de l’histoire de la Côte d’Ivoire.

Le 15/04/21 à 20:28
modifié 15/04/21 à 20:28

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