Situation politique : Guikahué libéré, mais placé sous contrôle judiciaire

Le secrétaire exécutif du Pdci-Rda, Maurice Kakou Guikahué qui avait été hospitalisé en France pour des problèmes cardiaques a été relaxé. (DR)
Le secrétaire exécutif du Pdci-Rda, Maurice Kakou Guikahué qui avait été hospitalisé en France pour des problèmes cardiaques a été relaxé. (DR)
Le secrétaire exécutif du Pdci-Rda, Maurice Kakou Guikahué qui avait été hospitalisé en France pour des problèmes cardiaques a été relaxé. (DR)

Situation politique : Guikahué libéré, mais placé sous contrôle judiciaire

Le 20/01/21 à 13:57
modifié 20/01/21 à 13:57
Maurice Kakou Guikahué est libre depuis le mardi 19 janvier, de ses mouvements. Joint au téléphone, une source du service de communication du Pdci-Rda a confirmé la nouvelle. Dans les articles annonçant la libération du détenu, il est précisé que son avocat, Me Atabi Kouoto Honoré, a fait savoir que son client est certes relaxé, mais il est placé sous contrôle judiciaire. Ce qui veut dire, selon lui, que celui-ci est soumis au respect de certaines obligations.

Il faut préciser que Kakou Guikahué, détenu à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), avait fait un malaise le 11 décembre 2020. Il a été conduit urgemment à l’institut de cardiologie au Centre universitaire de Treichville (Chu) pour recevoir des soins. Devant son état qui devenait de plus en plus instable, il avait été évacué d’urgence en France dans la nuit du 19 au 20 2020.

Secrétaire exécutif du Pdci-Rda, M. Guikahué recouvre la liberté en même tant que N’Dri Narcisse, le directeur de cabinet de Henri Konan Bédié, président du Pdci-Rda. Les deux ex-détenus avaient été arrêtés le 3 novembre pour sédition.

En effet, les deux personnalités ainsi que des cadres de la plateforme de l’opposition avaient été appréhendés à la résidence de Henri Konan Bédié alors qu’ils s’apprêtaient à annoncer la dissolution des institutions de la République après la création, la veille (le 2 novembre 2020), du Conseil national de transition (Cnt).

Par cette action, l’opposition voulait annoncer la vacance du pouvoir exécutif, avec la fin du mandat du Président Alassane Ouattara et la non-tenue de l’élection présidentielle du 31 octobre 2020.

Les autorités, devant la volonté de la plateforme de l’opposition à mettre en œuvre le Cnt, avaient donc saisi la justice afin de poursuivre les auteurs de cet acte qu’elles qualifiaient de séditieux. C’est ainsi que le 6 novembre, le procureur de la République, Adou Richard, à la faveur d’une conférence de presse, avait lancé un avis de recherche en direction de Pascal Affi N’Guessan et Albert Mabri Toikeusse, deux figures de proue de la plateforme de l’opposition à l’origine de la création du Cnt.

Celles-ci étaient poursuivies pour attentat et complot contre l’autorité de l’État. M. Affi N’Guessan, lui, a été arrêté le 7 novembre 2020, dans une localité d’Adzopé. Il a été remis en liberté le 30 décembre, mais placé sous contrôle judiciaire. Quant à Mabri Toikeusse, il avait pu quitter le pays en cachette. Après deux mois passés en Europe, il est revenu au pays le 9 janvier 2021.


Le 20/01/21 à 13:57
modifié 20/01/21 à 13:57

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