Gagnoa : Aimée Zebeyoux réconcilie les populations autochtones et allogènes de Téhiri

La secrétaire d’État chargée des Droits de l'homme, Aimée Zebeyoux, appelle les uns et les autres à la décrispation du climat socio-politique. (DR)
La secrétaire d’État chargée des Droits de l'homme, Aimée Zebeyoux, appelle les uns et les autres à la décrispation du climat socio-politique. (DR)
La secrétaire d’État chargée des Droits de l'homme, Aimée Zebeyoux, appelle les uns et les autres à la décrispation du climat socio-politique. (DR)

Gagnoa : Aimée Zebeyoux réconcilie les populations autochtones et allogènes de Téhiri

Par (AIP)
Le 18/01/21 à 17:35
modifié 18/01/21 à 17:35
La secrétaire d’État auprès du Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, chargée des Droits de l’Homme, Aimée Zebeyoux, a entamé, samedi 16 janvier, des négociations de paix entre les communautés autochtones et allogènes du village de Téhiri (32 km de Gagnoa), deux mois après des affrontements interethniques lors du scrutin présidentiel du 31 octobre 2020.

“Certes, il s’agit d’un travail de longue haleine, mais il faut bien pouvoir entamer la médiation”, a déclaré Mme Zebeyoux, au sortir d’une rencontre, dans la cour de la mosquée au quartier Dioulabougou de Téhiri, entre la délégation officielle et trois représentants de chacune des parties en conflit.

Elle a expliqué que son action ne s’inscrit pas dans le cadre d’un jugement, afin de savoir qui des autochtones et des allogènes a raison ou tort, mais bien d’essayer de réconcilier les populations des deux communautés.

Chacun des représentants des populations autochtones et allogènes s’est engagé à collaborer « sincèrement » à un retour à la normalité dans le village, soutenant que « la situation de méfiance » ne pouvait demeurer en l'état.

La délégation officielle comprenant aussi le corps préfectoral de la région du Gôh a échangé avec une centaine de représentants des populations autochtones sous le préau du village et avec une cinquantaine de représentants des populations allogènes dans la cour de la mosquée.

Le bilan du conflit intercommunautaire qui a eu lieu le 31 octobre 2020 fait état de morts, plusieurs dizaines de blessés, plus de 70 maisons saccagées et/ou incendiées ainsi qu’environ 2 000 hommes, femmes, enfants déplacés dans une dizaine de villages environnants.


Par (AIP)
Le 18/01/21 à 17:35
modifié 18/01/21 à 17:35

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