Pérennisation de son identité culturelle: La communauté gban ouvre les réflexions






Présentation d’une tenue typiquement gban par quelques chefs traditionnels. (photo :  DR)
Présentation d’une tenue typiquement gban par quelques chefs traditionnels. (photo : DR)
Présentation d’une tenue typiquement gban par quelques chefs traditionnels. (photo : DR)

Pérennisation de son identité culturelle: La communauté gban ouvre les réflexions

Le 10/01/21 à 20:46
modifié 10/01/21 à 20:46
Conscients qu’il pèse de réelles menaces sur la pérennité de leur identité culturelle, les Gban ont décidé de réagir. Dans ce cadre, un panel sur la thématique de l’autochtonie de ce peuple en Côte d’Ivoire a eu lieu le 9 janvier dernier, à Yopougon. C’est une initiative de l’association Toany (autochtone), un regroupement de fils et de filles gban. Cette organisation entendait ainsi mettre à profit la célébration de son deuxième anniversaire d’existence pour jeter les bases de véritables réflexions sur la situation préoccupante des Gban. Ces panels, démarche scientifique, visaient à répertorier minutieusement les différents obstacles à cette promotion de la culture. Ce, afin de favoriser leur intégration dans l’ensemble des cultures ivoiriennes. Inspirés du thème principal, sept sous-thèmes ont fait l’objet d’exposés. Ont été ainsi abordées, entre autres, des questions telles que les funérailles, le mariage et les fiançailles, les chansons et les danses, les tenues vestimentaires, les noms ou encore l’origine de ce peuple et l’histoire de son installation sur le sol ivoirien.

Les panélistes se sont succédé à la table de séance pour le développement des sept sous thèmes à l'ordre du jour. (DR)
Les panélistes se sont succédé à la table de séance pour le développement des sept sous thèmes à l'ordre du jour. (DR)



Cette série d’exposés instructifs a notamment permis de découvrir que l’installation des Gban en Côte d’Ivoire date de l’époque préhistorique. Inscrivant, par conséquent, ce peuple parmi les tous premiers occupants de la terre d’Éburnie. En dépit de cela, cette communauté reste peu ou pas du tout connue des autres ethnies de Côte d’Ivoire. Certains leur prédisent même, sur un ton d’ironie fraternelle, une extinction future. Comme l’on relevé les différents panélistes, la culture gban s’est progressivement émiettée, diluée, du fait de la proximité avec ses voisins, de grands groupes ethniques qui les entourent (Gouro, Baoulé). Avec des incidences telles que la confusion, voire la disparition des noms patronymiques gban, ou encore la perte de l’identité vestimentaire. Présent à cet évènement en qualité d’invité, le Pr Mamadou Koulibaly a soutenu la démarche initiée par la communauté gban. «Nous sommes à un point de notre histoire où la construction et la consolidation de l’identité nationale implique le regroupement de toutes les communautés ethniques qui vivent sur le sol ivoirien», a-t-il expliqué. Les Gban font partie du groupe des Mandé du sud. Ils occupent un territoire de la région forestière du centre-ouest de la Côte d’Ivoire. Groupés dans le département d’Oumé, la majorité des Gban (32 villages) se mêle à quelques Gouro (10 villages)

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#accroche

Un panel sur l’histoire de ce peuple a été organisé, le 9 janvier, à Yopougon.



Le 10/01/21 à 20:46
modifié 10/01/21 à 20:46

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