Brexit: Une sortie sans accord ‘‘très, très probable’’ selon Boris Johnson

Le Premier ministre Boris Johnson. (Dr)
Le Premier ministre Boris Johnson. (Dr)
Le Premier ministre Boris Johnson. (Dr)

Brexit: Une sortie sans accord ‘‘très, très probable’’ selon Boris Johnson

L’accord sur la future relation commerciale entre l’Union européenne et le Royaume-Uni est en mauvaise posture. Le Premier ministre britannique Boris Johnson a affirmé, vendredi 11 décembre, qu’il était «très, très probable» que les ultimes négociations en cours échouent et que Londres sorte du bloc communautaire sans accord spécifique sur l’avenir. «Je dois vous dire que de là où je me trouve, il semble très, très probable que nous ayons à recourir à une solution que je trouve formidable pour le Royaume-Uni, c’est-à-dire partir aux conditions de l’Organisation mondiale du commerce», a déclaré à la presse le Premier ministre britannique. Les chefs de la diplomatie allemande et irlandaise ont, quant à eux, jugé qu’un accord reste «possible».

Plus tôt dans la journée, la présidente de la Commission européenne avait, de son côté, estimé qu’il y avait «plus de probabilité pour un no deal que pour un deal», dans un compte-rendu de son dîner avec Boris Johnson, présenté aux chefs d’État et de gouvernement européens réunis en sommet à Bruxelles. Les deux dirigeants ont dîné ensemble, mercredi, à Bruxelles, pour tenter de débloquer la situation. Ils se sont séparés sans trouver de terrain d’entente et se sont donné jusqu’à dimanche pour décider de «l’avenir» des pourparlers, à moins de trois semaines de la fin de la période de transition. Les négociations se poursuivent à Bruxelles entre l’équipe du négociateur européen Michel Barnier et celle du Britannique David Frost. En parallèle, des camions se dirigeant vers le port de Douvres, dans le sud de l’Angleterre, se sont retrouvés bloqués jeudi sur des kilomètres. Vendredi, un porte-parole de Boris Johnson a refusé de lier ces embouteillages au Brexit. Ils les a imputés à une envolée de la demande pour certains produits et les perturbations liées au Covid-19.

France 24 avec Afp et Reuters

Le Royaume-Uni, qui a officiellement quitté l’UE le 31 janvier, abandonnera définitivement le marché unique et l’union douanière le 31 décembre. Londres et Bruxelles butent toujours sur trois sujets, les mêmes depuis mars : l’accès européen aux eaux britanniques, la manière de régler les différends dans le futur accord et les garanties exigées de Londres par l’UE en matière de concurrence en échange d’un accès sans droits de douanes ni quotas à son marché. S’il ne faut «pas avoir trop d’attentes», «on ne peut pas exclure un revirement», ont toutefois indiqué deux responsables européens sous couvert de l’anonymat. Sans accord de libre-échange avec Bruxelles au 31 décembre, les échanges entre Londres et l’UE, son principal partenaire, se feront selon les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), synonymes de droits de douane et de quotas

En prévision d’un no deal, l’UE a présenté des mesures d’urgence qui visent à maintenir une connectivité dans le transport routier et aérien pendant six mois, à condition que Londres fasse de même.

France 24 avec AFP et Reuters

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