Enseignement supérieur et secondaire: L'Ajesci dénonce les frais de Coges et frais annexes dans les lycées et collèges

Le bureau national de l'Ajesci décrit les montants exorbitants des Coges. (DR)
Le bureau national de l'Ajesci décrit les montants exorbitants des Coges. (DR)
Le bureau national de l'Ajesci décrit les montants exorbitants des Coges. (DR)

Enseignement supérieur et secondaire: L'Ajesci dénonce les frais de Coges et frais annexes dans les lycées et collèges

Le 30/11/20 à 09:24
modifié 30/11/20 à 09:24
Ces dernières années, les frais de Coges (Comité de gestion des établissements secondaires) et les frais annexes dans les établissements secondaires ont connu une augmentation exponentielle.

Cet état de fait met en mal le bon fonctionnement de l'école ivoirienne, estime le Collectif des organisations au sein des assises de la jeunesse estudiantine de Côte d'Ivoire (Ajesci), qui en fait son cheval de bataille. Cette organisation est montée une fois encore au créneau pour décrier ce qu’elle appelle du « racket ».

A cet effet, elle lance un appel au sens de la responsabilité et de l'engagement de tous les acteurs et partenaires du système éducatif ivoirien afin de mettre un terme aux sommes versées aux Coges et à la résolution rapide et objective de cette situation.

Cette requête a fait l’objet d’une conférence de presse le 29 novembre 2020, à l'Institut supérieur des technologies et de management sis à Yopougon. « Le Coges n'étant plus ce comité inclusif de départ, est devenu le business d'un groupe d'administration en complicité avec une minorité de parents d'élèves véreux. Ainsi, on assiste chaque année à une augmentation abusive et exponentielle des frais de Coges et frais annexes dans les établissements secondaires et cela sans une consultation préalable de la communauté éducative comme l'indique l'article 52, des statuts régissant le Coges », a interpellé Kouamé Jean Vincent, porte-parole de l’Ajesci. Ajoutant que « les montants des cotisations Coges et des frais annexes sont largement plus élevés que les frais d'inscriptions (6200 FCfa) et varient d'un établissement à un autre sans justification rationnelle ».

Pis, les fonds recueillis ne servent aucunement aux causes de leur prélèvement et n'ont aucune traçabilité. De plus, les cotisations Coges sont d'autant plus incompréhensibles que la répartition des frais d'inscription et de réinscription dans les lycées et collèges publics laisse apercevoir 1700 FCfa reversés au Coges comme part, se plaint Kouamé Jean Vincent.

C'est pourquoi, dira-t-il, «nous voulons attirer l'attention de l'opinion sur des problèmes (cotisations Coges et frais annexes, et le cas d'orientation post-Bac) à la base de violation du droit à l'éducation de milliers d'élèves et dont le traitement rationnel serait un facteur d'apaisement pour le bon fonctionnement de l'école ».

Il a saisi l'occasion pour appeler les autorités à augmenter l'enveloppe allouée à la bourse, ainsi que l'intégration de la section double au niveau des années académiques universitaires. « Nous demandons une augmentation de l'enveloppe de la bourse et une double section de l'année académique », a-t-il exhorté.

L’Ajesci qui entreprend cette initiative regroupe en son sein 4 organisations. Sa mission est de défendre les intérêts des élèves et étudiants de Côte d'Ivoire.


Le 30/11/20 à 09:24
modifié 30/11/20 à 09:24

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