Bouna : Il prend une sanction pour ivresse publique

Bouna : Il prend une sanction pour ivresse publique

Par (AIP)
Le 21/11/20 à 12:45
modifié 21/11/20 à 12:45
Kambiré Denis, 26 ans, cultivateur de son état, a été condamné, le 17 novembre 2020, par la section du tribunal de Bouna à une amende de 10 000 F Cfa pour ivresse et trouble à l’ordre public aux environs du marché de la ville.

Le sieur Kambiré a été transféré à la Maison d’arrêt et de correction de Bouna, le 22 octobre, où il a passé des jours avant d’être traduit devant le tribunal pour ces faits qui remontent au 18 octobre 2020.

Kambiré Denis, travaillant en qualité de manœuvre agricole dans un campement aux environs de la ville, avait débarqué à Bouna sur une bicyclette pour, selon lui, faire des achats au marché.

Sa première trouvaille, un cabaret aux environs du marché. Il gare son vélo et entre pour s’adonner aux joies de l’ivresse. Après avoir ingurgité plusieurs litres de boissons frelatées surtout le Koutoukou, Kambiré Denis est dans un état second. Devenant de plus en plus insupportable pour les clients, il est éjecté des lieux.

Dehors, il va faire montre de ses talents de bouffon devant les populations se rendant au marché. Il commence son numéro par des sauts, des gestes incompréhensibles, des mimes étranges dont lui seul a le secret, avant d’entamer des danses rythmées et endiablées et continuer avec toutes sortes d’hilarité.

Pis, il se déshabille et met à découvert son caleçon dont les couleurs sont devenues avec le temps, difficilement identifiables. Dans cette nouvelle posture, il enclenche une course-poursuite, véritable chasse à l’homme à l'endroit des passants, c’est la débandade partout. Son dernier numéro, il l’a dédié aux automobilistes, tentant de monter de force dans leurs véhicules ou de s’y agripper. C’est la police qui a mis fin à cette récréation au grand soulagement des populations.

Maîtrisé, il a été conduit au poste de police où quelques heures après, il a retrouvé ses esprits et sa lucidité. Pendant l’audience correctionnelle, Kambiré a affirmé ne pas être conscient de tout ce qu’il avait fait et a demandé pardon pour les désagréments que son comportement avait pu causer aux populations. Il a plaidé pour sa remise en liberté et a juré de ne plus s’offrir à un tel spectacle. De larges circonstances atténuantes lui ont été accordées par le tribunal qui l’a condamné à une amende de 10 000 FCfa.

Le sieur Kambiré a regagné son campement mais, sans son vélo qui a disparu le jour des faits.


Par (AIP)
Le 21/11/20 à 12:45
modifié 21/11/20 à 12:45

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