Santé sexuelle et reproductive : Les méthodes permanentes expliquées à la presse

Dr Dogore Eliane Maryline, chargée des relations avec le gouvernement à EngenderHealth. (Franck YEO)
Dr Dogore Eliane Maryline, chargée des relations avec le gouvernement à EngenderHealth. (Franck YEO)
Dr Dogore Eliane Maryline, chargée des relations avec le gouvernement à EngenderHealth. (Franck YEO)

Santé sexuelle et reproductive : Les méthodes permanentes expliquées à la presse

Le 30/10/20 à 15:20
modifié 30/10/20 à 15:20
Dans le cadre du planning familial, plusieurs méthodes contraceptives ont été mises en place en vue de réguler ou de réduire les naissances. Ainsi, le projet consistant à élargir la gamme de ces méthodes offertes en Côte d’Ivoire, celles dites permanentes ont été expliquées ce vendredi 30 octobre, à la presse, à Abidjan les II-Plateaux-Vallons.

Ces méthodes contraceptives permanentes ont été introduites en Côte d’Ivoire grâce à l’Ong américaine EngenderHealth en collaboration avec le Programme national mère-enfant. Il s’agit de la ligature des trompes chez la femme ou stérilisation féminine qui est une procédure médicale permettant de fermer les tubes qui conduisent les ovules dans l’utérus, a expliqué Dr Dogore Eliane Maryline, chargée de des relations avec le gouvernement à EngenderHealth. Cette méthode, dit-elle, est très efficace et convient aux femmes et aux couples qui ne veulent plus avoir d’enfant.

Quant à la vasectomie encore appelée stérilisation masculine, a-t-elle poursuivi, est une méthode contraceptive qui consiste à couper et bloquer les tubes (canal déférent) qui transportent les spermatozoïdes du testicule vers le pénis. « Elle est efficace et convient aux hommes qui veulent éviter le poids de la contraception ou une grossesse à leur partenaire », dit-elle. Soulignant que cette méthode a été introduite en Côte d’Ivoire en septembre 2020 et que ce sont les médecins togolais qui ont renforcé les capacités du personnel médical ivoirien.

Cette méthode est sponsorisée jusqu’au mois de décembre. Un fonds est disponible pour permettre aux femmes et aux hommes qui le désirent, d’avoir accès à ces méthodes et surtout d’être orientés au bon endroit pour leur prise en charge.

En outre, Dr Dogore Eliane Maryline a fait savoir qu’il faut bien réfléchir avant de prendre une telle décision. Car vous devez signer un document de consentement éclairé qui est un formulaire où vous dites vous-même avoir décidé en bonne et due forme et que vous avez été informés des autres méthodes contraceptives. « Mais à tout moment vous pouvez revenir sur votre décision et les autres services vous seront conseillés parce que c’est un droit et c’est le choix de chaque individu », a précisé Dr Dogore Eliane Maryline.

Selon elle, la vasectomie n’a pas d’effets sur la virilité de l’homme et il peut travailler aussi dur qu’avant.

Il faut noter que pour le moment l’on peut bénéficier de ces méthodes au Chu de Cocody (service gynécologique), hôpital général de Bingerville, hôpital général de Marcory (service de maternité).


Le 30/10/20 à 15:20
modifié 30/10/20 à 15:20

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