Sécurité maritime: L’UE octroie une subvention de 1 milliard FCFA pour le financement de 16 cycles de formation entre 2021 et 2024

Sécurité maritime: L’UE octroie une subvention de 1 milliard FCFA pour le financement de 16 cycles de formation entre 2021 et 2024

Le 26/10/20 à 23:11
modifié 26/10/20 à 23:11
L’Union européenne a décidé de prendre à bras le corps, la question de sécurité maritime dans le golfe de Guinée.

En effet, elle vient d’octroyer, début Octobre, une subvention d’un montant de 1,5 million d’euros, soit un milliard de Fcfa, à l’Institut de Sécurité Maritime Interrégional (ISMI), de l’Académie Régionale des Sciences et Techniques de la Mer (ARSTM), pour le financement de 16 cycles de formation, entre 2021 et 2024.

Cet appui financier, qui s’inscrit dans le cadre du soutien de l’UE, à la Stratégie Maritime Intégrée de la CEDEAO, vise à aider les Etats Ouest africains, à mettre fin, aux nombreuses activités illégales dans le golfe de Guinée, qui mettent en danger, les activités maritimes de cette région et produisent des effets néfastes sur l’économie, la subsistance et le commerce international.

Il s’agira pour l’ISMI de mettre en œuvre un programme de renforcement de capacités dénommé FORMAR (Formation Maritime), qui s’inscrit dans le cadre du programme SWAIMS (Support to West Africa Integrated Maritime Security) ou Appui à la sécurité maritime intégrée de l’Afrique de l’Ouest (en Français).

Selon le Commandant Abé Aké Lazare, Directeur de l’ISMI et Coordonnateur du projet FORMAR, les différentes sessions de formation seront organisées à Abidjan dans les locaux de l’ARSTM, à Yopougon. La première, est prévue en janvier 2021.

« L’appui de l’UE va permettre de diversifier et renforcer l’offre de formation de l’ISMI, qui a déjà bénéficié du Programme d’appui à l’Action de l’Etat en Mer dans le golfe de Guinée, financé par la France », a-t-il souligné.

Il a aussi indiqué que ce programme de formation sera dispensé par des experts, pour près de 400 auditeurs, qui viendront du Bénin, Burkina Faso, Cap-Vert, Côte d’Ivoire, Gambie, Guinée Bissau, Libéria, Mali, Niger, Nigeria, Sénégal, Ghana, Sierra Léone, Guinée, Togo et Mauritanie.

Les bénéficiaires sont des fonctionnaires subalternes et supérieurs des administrations maritimes et de la pêche, des cadres supérieurs des centres multinationaux de coordination maritime de la CEDEAO, des officiers de marine et de ports, des forces de l'ordre (police maritime, gendarmerie, douanes, agences maritimes ou affaires maritimes, garde-côtes), des professionnels de la sûreté, de la sécurité et de l'environnement maritimes, des avocats, magistrats et procureurs; les acteurs maritimes et portuaires.

Les formations porteront, évidemment, sur différents thèmes. Notamment : « le régime pénal des infractions en mer » ; « l’exercice de la police en mer » ; « le pilotage et la maintenance des bateaux pneumatiques à coque rigide » ; « le terrorisme maritime » ; « l’inspection des pêches » ; « le blanchiment d’argent lié aux activités maritimes » ; « la Certification d’opérateurs de station Radio côtière (SMDSM) ».


Le 26/10/20 à 23:11
modifié 26/10/20 à 23:11

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