Paiement du Rappel des nouveaux fonctionnaires : La fonction publique annonce des mesures pour réduire le délai d’attente

Paiement du Rappel des nouveaux fonctionnaires : La fonction publique annonce des mesures pour réduire le délai d’attente

Le 24/09/20 à 16:17
modifié 24/09/20 à 16:17
Dans les prochaines années, les enseignants n’auront plus besoin d’attendre deux à trois ans avant de percevoir leur premier mandatement, encore appelé premier salaire ou rappel. Des réformes viennent d’être initiées par le ministère de la Fonction publique, afin de réduire considérablement, ce délai d’attente.

L’assurance a été donnée ce jeudi 24 septembre, par le directeur général de la Fonction publique, Soro Gninagafol. C’était au cours d’un Petit-déjeuner de presse, dans les locaux dudit ministère, au plateau, autour du thème : « Nouveau fonctionnaire, de la prise de service au premier salaire ».

Selon le Directeur général de la fonction publique, désormais les nouveaux enseignants pourront percevoir leur rappel, après un an de fonction. Et les autres fonctionnaires, au bout de trois mois.

A l’en croire, plusieurs facteurs expliquent la lenteur dans le traitement des dossiers des fonctionnaires en général et des enseignants en particulier. Notamment, la complexité de la démarche pour le premier mandatement. « En effet, cette démarche fait ressortir que cinq ministères ou entités, soit, au moins, huit directions interviennent dans le processus. Chaque structure intervient avec ses règles, ses procédures et délais qui impactent inévitablement, la chaîne de traitement du dossier de nomination, qui aboutit au premier salaire », a-t-il affirmé.



En plus de cela, souligne-t-il, la chaîne de traitement devient itérative, lorsqu’il y a des différés ou rejets de dossiers pour divers motifs (dossiers non conformes, acte irrégulier etc.). Par ailleurs, dira-t-il, l’accroissement des effectifs des fonctionnaires et agents de l’Etat, l’obsolescence des infrastructures, des équipements et les difficultés qui en résultent (lenteurs administratives, gestion inefficace de l’Administration) limitent l’efficacité de l’Administration publique.

Ce retard s’explique aussi, par le risque au niveau des trésoreries générales, où de petits malfrats, au moyen de vrais faux documents, trompent la vigilance des Trésoriers, pour faire main basse sur le rappel de certains fonctionnaires. Cela demande donc, beaucoup de vigilance et de contrôle.

« Face à cette situation qui faisait planer de sérieuses incertitudes sur les performances économiques de la Côte d’Ivoire, le ministère de la Fonction publique a débuté ses réformes par l’informatisation des outils de gestion des ressources humaines de l’Etat, dont il a, la charge, à travers le Système Intégré de Gestion des Fonctionnaires et Agents de l’Etat (SIGFAE). Mis en exploitation effective en 2013, le SIGFAE est un système informatique conçu et réalisé pour gérer la carrière des Fonctionnaires et Agents de l’Etat, depuis leur recrutement, jusqu’à leur sortie de carrière », a-t-il expliqué.



Selon lui, ce système vise à assurer la crédibilité du recrutement et l’adéquation entre l’offre et la demande ; à assurer une gestion de proximité ; à contribuer à la maîtrise des effectifs et de la masse salariale ; à permettre l’évaluation périodique des fonctionnaires et agents de l’Etat ; à assurer la célérité dans le traitement des dossiers ; à réaliser l’objectif « dernier salaire, première pension » et à communiquer à travers le site internet. C’est donc ce système, qui a permis de réduire les délais de traitement.

Ce troisième petit déjeuner a été présidé par Oka Kouadio Séraphin, Directeur de cabinet du ministère de la Fonction publique.



Le 24/09/20 à 16:17
modifié 24/09/20 à 16:17