Industrie thonière : Le plaidoyer des acteurs pour plus de rentabilité

Le président directeur général, Sergio Tommasini (à gauche) et Sika Mambo (à droite), Dga, ont co-animé la conférence de presse. (DR)
Le président directeur général, Sergio Tommasini (à gauche) et Sika Mambo (à droite), Dga, ont co-animé la conférence de presse. (DR)
Le président directeur général, Sergio Tommasini (à gauche) et Sika Mambo (à droite), Dga, ont co-animé la conférence de presse. (DR)

Industrie thonière : Le plaidoyer des acteurs pour plus de rentabilité

Le 14/09/20 à 13:12
modifié 14/09/20 à 13:12
« Nous sommes dépendants des fournisseurs de thons, nous ne maîtrisons pas les prix et encore moins les circuits d’approvisionnements. Résultats, nous n’avons aucune visibilité au niveau de la matière première, le thon. Ce serait donc une bonne chose d’investir dans les pavillons afin de sécuriser l’approvisionnement et l’exportation dès lors que nous avons réussi à couvrir nos besoins en ressources halieutiques ».

Sika Mambo, directeur général adjoint d’Airone Côte d’Ivoire, une usine spécialisée dans la fabrication du thon, qui avait à ses côtés le président directeur général Sergio Tommasini, a fait ce plaidoyer, à l’occasion d’une conférence de presse, le 11 septembre, qu’ils ont co-animée au siège de l’entreprise à Treichville.

Le Dga déplore que la Côte d’Ivoire dépende des pavillons étrangers alors que le pays a un potentiel énorme en ressources halieutiques. Il serait bon, affirmera-t-il, d’investir dans des armements pour organiser la pêche, pour ne pas être tributaires des fluctuations des cours, sur le marché mondial.

Abondant dans son sens, Sergio Tommasini rappelle que dès sa prise de fonction, en juillet dernier, il a rencontré le gouvernement pour partager sa vision : avoir des bateaux de pêche afin de fournir du poisson local, et obtenir un prix abordable pour toutes les couches sociales.

« Nous avons deux unités de conserves de thons ; si nous avions un armement autonome, nous aurions pu être plus compétitifs sur le marché européen. C’est la vision que nous avons partagée avec le ministre des Ressources animales et halieutiques. Ensemble, nous avons débattu de la possibilité d’investir dans ce secteur d’activité pour pouvoir organiser nous-mêmes la pêche pour être autonomes dans la chaîne d’approvisionnement », a soutenu Sergio Tommasini.

Avant de souligner que la crise sanitaire de la Covid-19 a eu un impact sur les activités de l’usine. « Avec cette contrainte de distanciation sociale au regard des gestes barrières, nous avons été tellement impactés que nous avons dû réduire notre capacité de production. Nous travaillons avec le personnel contraint de respecter la distance d’au moins 1 mètre. L’entreprise a, par ailleurs, réorganisé l’espace de travail ; conséquence, notre tonnage a été réduit pour raison de Covid-19. Il en fut de même pour notre activité », s’est-il désolé.


Le 14/09/20 à 13:12
modifié 14/09/20 à 13:12

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