Charles Traboulsi (ancien joueur de l’Africa) : « Je suis peiné pour l’Africa »

Charles Traboulsi, ancien joueur de l'Africa. (DR)
Charles Traboulsi, ancien joueur de l'Africa. (DR)
Charles Traboulsi, ancien joueur de l'Africa. (DR)

Charles Traboulsi (ancien joueur de l’Africa) : « Je suis peiné pour l’Africa »

Le 07/09/20 à 17:20
modifié 07/09/20 à 17:20
Que devient Charles Traboulsi ?

Je suis à Abidjan, je mène ma petite vie, loin des bruits. En tout cas je me porte très bien et on suit tout ce qui passe de loin.

Pourquoi vous êtes-vous éloigné du football après votre retraite sportive ?

Je me suis éloigné parce que ce qui se passe aujourd’hui dans notre football n’est pas reluisant. A commencer par mon ancien club, l’Africa Sports, qui se cherche et qui n’a aucune assise. Les gens continuent toujours de se battre pour être président. Pour un grand club comme l’Africa, ce n’est pas normal, je suis peiné. La gestion du club est floue, les supporters ne vont plus au terrain. C’est tout cela qui m’a amené à prendre du recul aujourd’hui.

Qu’est-ce qui faisaient la force et la différence, entre l’Africa de votre temps et celui d’aujourd’hui ?

A notre temps, nous avons eu de grands présidents comme Guy Ayenan, après il y a eu Simplice Zinsou, Pépé Paul. Ce sont des présidents qui étaient des mécènes. A l’époque, il n’y avait pas de subvention et nous percevions 5 000 FCFA par match gagné, mais on jouait au football. C’était des mécènes qui mettaient leur argent presque sans compter. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas. Il faut dire que les choses sont devenues très difficiles dans le football en Afrique.

Comment êtes-vous arrivé à l’Africa, alors qu’il y a plusieurs clubs à Abidjan ?

J’ai eu le soutien en son temps d’un grand journaliste, feu Kanté Boubacar, du capitaine de l’Asec, Jean-Michel Touré qui vit maintenant en France. Mais également Kouyo Téa Narcisse. Nous venions tous de Gagnoa. Il y avait une bonne ambiance dans ce club et à cette époque, l’Africa gagnait tous ses matchs. L’Asec était vraiment loin derrière. C’est longtemps après que Me Roger Ouégnin est venu avec des sponsors pour nous effacer.

Dans quelles circonstances avez-vous arrêtez votre carrière ?

Quand je jouais, j’ai passé le concours de commissaire de police après ma licence à l’université. Je ne pouvais donc plus continuer.

Quels sont vos rapports avec la jeune génération de footballeurs que vous avez l’occasion de côtoyer ?

Je leur donne toujours des conseils. A l’époque nous avions une façon de jouer qu’on ne retrouve pas chez les jeunes footballeurs d'aujourd’hui. Nous avions également de très grands entraîneurs tels qu’Anzian Jean-Baptiste qui nous disait souvent qu’il faut passer par les ailes pour envoyer ensuite les ballons au centre pour que les avant-centres marquent. Nous avions Kobinan Kouma comme n°10, Lébri Jérôme en ailier, Sam Touré jouait comme avant-centre, Pascal Miezan en milieu de terrain et moi je jouais ailier. Nous n’avions pas de problème.

Avez-vous un projet ou une ambition pour le football ivoirien ?

J’ai 63 ans, je veux vivre une vie tranquillement. Je n’ai pas de projet, mais je n’hésiterai pas à apporter mes conseils aux plus jeunes. J’aurai bien voulu être entraîneur, mais malheureusement je n’ai pas passé mes diplômes. C’est un regret parce que j’aurai pu apporter beaucoup au football.



Le 07/09/20 à 17:20
modifié 07/09/20 à 17:20

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