Violences basées sur le genre : La recrudescence de certaines violences sur les mineurs dénoncée

Mme Kaba Fofana, secrétaire exécutif de l’Oneg, plus d’arrangement à l’amiable. (Photos : DR)
Mme Kaba Fofana, secrétaire exécutif de l’Oneg, plus d’arrangement à l’amiable. (Photos : DR)
Mme Kaba Fofana, secrétaire exécutif de l’Oneg, plus d’arrangement à l’amiable. (Photos : DR)

Violences basées sur le genre : La recrudescence de certaines violences sur les mineurs dénoncée

Le 01/09/20 à 15:38
modifié 01/09/20 à 15:38
A l’issue de l’atelier de validation du rapport national sur les avancées de l’égalité de genre en Côte d’Ivoire, la secrétaire exécutif de l’Observatoire national de l’Equité et du genre (Oneg) a dénoncé les viols de mineurs.
Organe consultatif rattaché au Premier ministre, l’Observatoire national de l’équité et du genre (Oneg) a pour principale mission d’assurer la veille, l’alerte et l’anticipation en matière d’équité et d’égalité entre les hommes et les femmes en Côte d’Ivoire.

A l’issue de l’atelier de validation du rapport national sur les avancées de l’égalité de genre en Côte d’Ivoire, qui a eu lieu récemment à la salle presse de la Primature, Kaba Fofana Fanta, secrétaire exécutif de l’Oneg, a dénoncé la recrudescence de certaines violences. Notamment les viols de mineurs et particulièrement ceux des bébés, de deux à trois mois, qui prennent des proportions alarmantes.

Elle a aussi souligné le problème des mutilations génitales féminines, les mariages d’enfants, et les grossesses en milieu scolaire, etc. Qui sont des réalités déplorables en Côte d’Ivoire. « Il faut que tout le monde soit informé, afin de mobiliser les forces vives, pour réduire le phénomène de façon drastique », a-t-elle affirmé.

Plus d’arrangement à l’amiable !Pour Mme Kaba, plusieurs actions de sensibilisation ont été faites sur les violences basées sur le genre (Vbg), il faut à présent passer à la phase de la répression. « Il n’y a pas très longtemps, on nous disait que les mutilations génitales féminines étaient des faits de société, on traînait les pieds quand il fallait sanctionner. Tel n’est plus le cas maintenant. Cela fait partie des axes stratégiques de la lutte contre l’impunité », a souligné la secrétaire exécutif de l’Oneg. Qui faisait allusion à la peine d’emprisonnement. « Plus les personnes sont jeunes, des mineures, des bébés, plus la sanction doit être sévère. Ce sont des éléments avec lesquels on ne doit plus plaisanter ».

Dans le cadre de la lutte contre ce fléau, l’Oneg va demander à l’État de mettre en place les moyens nécessaires pour opérationnaliser au maximum les structures mises en place, afin de combattre les violences basées sur le genre. Car les acteurs de lutte contre ce phénomène ont beaucoup de récriminations quant au déficit de moyens idoines mis à leur disposition. « Le problème est grave, il faut que l’État soit informé de ce qui se passe dans le domaine, et comprenne que c’est une grave violation des droits de l’homme qui peut même être considéré comme un problème de santé publique », a déclaré Mme Kaba.

L’Oneg veut des sanctions exemplaires pour réduire le fléau. (DR)
L’Oneg veut des sanctions exemplaires pour réduire le fléau. (DR)



Elle rappelle d’ailleurs que la Côte d’Ivoire a une stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre depuis 2014 mais, les fonds n’ont pas vraiment été mobilisés pour son exécution. Elle a salué à ce propos le travail du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, qui coordonne les activités de lutte contre les Vbg. La secrétaire exécutive de l’Oneg a, cependant, attiré l’attention sur les conséquences de la pandémie du Covid-19, sans oublier les mauvaises habitudes développées au cours de la crise militaro-civile et qui expliquent la recrudescence de ce fléau.

L’importance des données statistiques Brahima Mocktar Touré, premier directeur de cabinet adjoint, représentant le Premier ministre Hamed Bakayoko, a rappelé l’importance des données statistiques qui, lorsqu’elles sont fiables et actualisées, constituent un outil très précieux à la prise de décision. C’est ce constat qui a, selon lui, conduit le Président de la République à créer en plus de l’Institut national des statistiques (Ins), les Directions en charge de la planification et des statistiques dans les ministères sectoriels et l’Oneg dédié spécialement au suivi des indicateurs de genre.

Il a profité de l’occasion pour encourager les représentants des institutions étatiques et les ministères à renforcer leur collaboration avec cette structure. Afin que sur les questions de genre les acquis soient mis en évidence, ainsi que les défis sectoriels pour être mieux adressés.

Ce séminaire, selon Amon Dongo, chargé de programme à l’Oneg, vise à valider le rapport national sur l’égalité des genres en Côte d’Ivoire. Un document qui permet de centraliser les informations disséminées dans de nombreux textes officiels, et difficiles à exploiter sur les questions de genre.

Il est assorti d’analyses et de recommandations pour aider les décideurs politiques, notamment le Premier ministre qui en est le destinataire, à prendre des mesures. Il s’agit de corriger un certain nombre de pratiques, de faits et apporter des solutions idoines.



Le 01/09/20 à 15:38
modifié 01/09/20 à 15:38

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