Olped : Zio Moussa dénonce la persistance des fautes lourdes dans les médias

Zio Moussa a la ferme conviction que la  presse ivoirienne peut se professionnaliser. (Dr)
Zio Moussa a la ferme conviction que la presse ivoirienne peut se professionnaliser. (Dr)
Zio Moussa a la ferme conviction que la presse ivoirienne peut se professionnaliser. (Dr)

Olped : Zio Moussa dénonce la persistance des fautes lourdes dans les médias

Le 20/08/20 à 18:54
modifié 20/08/20 à 18:54
A moins de trois mois de l'élection présidentielle, Zio Moussa, le président du Comité de direction de l’Observatoire de la liberté de la presse, de l’éthique et de la déontologie (Olped), a présenté le mardi 18 août, aux journalistes, les résultats de deux monitorings.

Ceux des journaux imprimés ivoiriens et de la radio. Ces analyses de contenus réalisées grâce à l’appui financier d’un partenaire allemand et du Fonds de développement de la presse (Fdp) ont permis à l’Olped de faire le constat suivant : « Les fautes lourdes continuent ».

Le Président de l’Observatoire a cité, entre autres, les injures, les irrévérences, les incitations à la révolte, à la violence, et parfois même au meurtre. Ainsi que l’apologie de la guerre, dans dix journaux consultés en l’espace d’un mois.

Pour Zio Moussa, si ces fautes lourdes persistent, il est impossible de dire que la presse ivoirienne s’est améliorée. Même s’il note juste un petit progrès. Car, estime-t-il, « il faudrait continuer; nous pensons que cette presse peut se professionnaliser ».

Durant cette rencontre qui a eu lieu au siège de l’Agence ivoirienne de presse au Plateau, Zio Moussa a indiqué que ce travail sera aussi présenté à travers un journal, que l’Olped va mettre en place et dont le premier numéro paraîtra le 1er septembre. Cette publication sera gratuite et tirée dans un premier temps en 5000 exemplaires. Elle passera ensuite à l’étape de livre pour mettre les travaux de l’Observatoire à la disposition des organisations internationales.

Des espaces seront par ailleurs négociés avec l’audiovisuel public et privé afin de présenter les travaux de l’Olped, qui veut reprendre sa place d’instance d’autorégulation de la presse.

« Que ce soit en période électorale, ou en période considérée comme normale, il est important de faire le monitoring. C’est un travail lourd qui demande beaucoup de moyens », a-t-il affirmé ; expliquant que la difficulté que connaît l’Observatoire est qu’il critique le service public.

Aussi, est-il convaincu que ces médias n’accepteront pas de diffuser les critiques des fautes qu’ils auraient commis. « Nos partenaires, c’est la presse écrite, mais, eux aussi sont indexés. Si toutes ces portes nous sont fermées pour que notre travail ne nous reste pas sur les bras, et dans les tiroirs, nous avons décidé de sortir notre journal, qui sera gratuit, distribué à tous les ministères, mais aussi aux journaux », a-t-il souligné, pour insister sur l’urgence de la naissance de ce journal qui sera à la portée de tous.

Jusqu’à fin octobre, il sera à sa 8e parution. L’Olped ambitionne aussi de publier tous les résultats des monitorings et toutes les réflexions possibles, d’universitaires et de journalistes, sur le métier de journalisme, sur sa professionnalisation.


Le 20/08/20 à 18:54
modifié 20/08/20 à 18:54

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