Élection à la présidence de la Fif : Pourquoi il faut rester dans les textes

Réné Diby, président de la Commission électorale. (DR)
Réné Diby, président de la Commission électorale. (DR)
Réné Diby, président de la Commission électorale. (DR)

Élection à la présidence de la Fif : Pourquoi il faut rester dans les textes

Le 11/08/20 à 20:15
modifié 11/08/20 à 20:15
La Commission électorale, réunie la semaine dernière, a validé les dossiers de candidature à jour. Elle avait annoncé les résultats de ses travaux pour le jeudi 6 août. Toutes les dispositions sécuritaires avaient été prises à cet effet. A la dernière minute, le président de la Commission a pris pour prétexte le discours du Chef de l’État pour ramener tout le monde à samedi.

Comme prévu, le président René Diby arrive le week-end et tente de convaincre les membres de la Commission d’abandonner les textes et laisser trois candidats (Sory Diabaté, Idriss Diallo et Didier Drogba) se présenter, parce que craignant pour sa sécurité. Ce que les autres membres qui sont des éminents juristes et surtout le secrétaire général du groupe, le préfet hors grade, Jean-Baptiste Sam Etiassé, qui valide le résultat au même titre que le président, refusent d’entendre.

De débat en débat, le temps qui leur est imparti pour communiquer les dossiers validés a expiré, hier, à 18h. Sans que les sept membres de la commission parviennent à harmoniser leurs points de vue.

En foulant aux pieds les textes et en autorisant trois candidats sur quatre à se présenter le 5 septembre, le président Diby se décharge sur la Commission de recours (au cas où cette dernière serait saisie).

Non seulement cette volonté manifeste du président Diby heurte les principes de la Fifa (d’ailleurs, les textes sont clairs), mais elle risque de créer un précédent susceptible d’enrhumer le système pour longtemps.

C’est que le collège électoral est constitué de 81 votants pour 133 voix. Si deux délégués sont admis à participer à l'assemblée, seulement un seul mettra pour le compte du club ou groupement d'intérêt la voix dans l'urne.

''Les voix de chaque membre actif sont exprimées pendant le vote par un seul délégué dûment mandaté et annoncé comme tel avant le début de l'Assemblée générale'', précise l'alinéa 5 de l'article 32.

Or, ce que veut inventer la Commission électorale bouscule dans le fond cette tradition. Le président René Djedjemel Diby prône une large ouverture afin de laisser tous les candidats postuler le 5 septembre.

En acceptant les doubles ou triples parrainages accordés par un seul club ou groupement d’intérêt, cela signifie qu’un club comme l’Africa Sports se retrouverait avec quatre délégués dans la salle, le jour du vote. Le président Alexis Vagba reconnu par la Fif et Antoine Bahi, qui a créé une dissidence et donné un parrainage à un autre candidat que celui choisi par Vagba. Idem pour l’Association des arbitres de Côte d’Ivoire qui a désigné Roland Danon d’un côté, et Souleymane Coulibaly de l’autre.

C’est pareil pour les anciens joueurs ; puisqu’en faisant table rase des textes, le président statutaire Alain Gouamené de l’Association des anciens joueurs peut revendiquer ses prérogatifs, etc.

On peut comprendre que le président René Diby évoque des questions de sécurité qui vont au-delà de sa propre personne, mais ce qu’il veut faire va créer un cafouillage monstre à la Fif. Car si tous les dossiers de candidature sont admis, on aura un nombre plus élevé de délégués et forcément le nombre de votants qui est de 81 passerait à 84.


Le 11/08/20 à 20:15
modifié 11/08/20 à 20:15

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