Léonce Yacé (DC de Sory Diabaté) sur Africa 24 : « Comment nous voulons développer le football ivoirien »

Léonce Yacé, Directeur de campagne (Dc) de Sory Diabaté à l’élection à la présidence de la fédération ivoirienne de football,
Léonce Yacé, Directeur de campagne (Dc) de Sory Diabaté à l’élection à la présidence de la fédération ivoirienne de football,
Léonce Yacé, Directeur de campagne (Dc) de Sory Diabaté à l’élection à la présidence de la fédération ivoirienne de football,

Léonce Yacé (DC de Sory Diabaté) sur Africa 24 : « Comment nous voulons développer le football ivoirien »

Le 29/07/20 à 14:42
modifié 29/07/20 à 14:42
Léonce Yacé, Directeur de campagne (Dc) de Sory Diabaté à l’élection à la présidence de la fédération ivoirienne de football, présente le projet de son candidat.

Pourquoi Sory Diabaté est candidat ?
Sory Diabaté est candidat à la présidence de la Fédération ivoirienne de football. Parce qu’il a été sollicité par une grande majorité de clubs ivoiriens qui lui ont demandé de s’engager pour poursuivre le travail qui a été entamé sous le mandat du président Sidy Diallo. Sory Diabaté a donc accepté de mettre son expérience au service du football ivoirien. Et de se porter candidat pour contribuer à la construction de la maison du football en Côte d’Ivoire.
Est-ce l’ambition de quelqu’un qui veut gravir la plus marche du podium. Ou alors y a-t-il quelque chose de nouveau à proposer ?
Le football est un sport d’équipe. Et la gestion du football demande qu’on ait une équipe forte, compétente aux responsabilités. Sory Diabaté a été dans des équipes fortes, compétentes, qui nous ont permis d’avoir des résultats importants et satisfaisants. D’abord avec le président Jacques Anoma. Ensuite avec le président Sidy Diallo. Dans ces équipes, il était un acteur important. Aujourd’hui, il s’agit pour lui d’être le capitaine d’une équipe qui va venir poursuivre l’œuvre, le travail qui a été entamé. Mais c’est une volonté de se mettre au service du football ivoirien.
Pouvez-vous nous donner les grandes lignes de son programme ? Quelles seront ses priorités ?
C’est d’abord s’occuper des hommes. Les hommes qui constituent la principale richesse de notre football. Et pour s’occuper de ses hommes, nous avons décidé de mettre l’accent sur le développement du capital humain. Nous entendons former nos cadres, nos athlètes, nos dirigeants et nos jeunes pour disposer d’une matière humaine de qualité. L’objectif de Sory Diabaté et de son équipe, c’est de faire en sorte que dans toutes les catégories de sélection, on ait du talent. Et qu’on ait aussi autour des sportifs, des dirigeants, des médecins, des encadreurs bien formés, des arbitres à niveau. C’est en combinant toutes ces compétences qu’on va arriver à relever le niveau du football ivoirien. Ensuite, nous avons l’ambition de repenser la gouvernance du football en Côte d’Ivoire. Pas parce que ce qui existe aujourd’hui n’est pas satisfaisant. Mais parce que nous avons tiré les leçons d’un certain nombre de crises qui ont perturbé le bon fonctionnement du football en Côte d’Ivoire.
L’argent, c’est le nerf de la guerre. A ce niveau, que comptez-vous faire pour les clubs qui en général n’ont pas d’infrastructures, pas de moyens propres et pas sponsors ?
Nous sommes dans une situation atypique avec une fédération qui est forte. Parce qu’elle a du sponsoring. Elle a la gestion des sélections. Elle a l’appui des pouvoirs publics. Mais ses membres sont faibles. Parce qu’il n’y a plus de mécène et sponsoring. La fédération que nous voulions diriger, mettra en place un dispositif d’accompagnement pour les clubs, au plan financier avec des subventions qui seront revues, revalorisées. Parce qu’une somme de 75 à 100 millions de Fcfa pour la ligue1, de 25 à 50 millions Fcfa pour la ligue2, de 15 à 30 millions Fcfa pour la D3. Le football féminin, notre parent pauvre n’avait que 2,5 millions de Fcfa par club. Je rappelle qu’il y a dix clubs en D1 et dix clubs en D2. Nous allons faire un effort supplémentaire pour doubler la subvention qui leur était accordée. Et passer à 5 millions de Fcfa. Pour les groupements d’intérêt, nous maintenons le dispositif de financement de leurs activités et autres séminaires. Nous le complétons par une dotation de fonds de caisse qui va faire que chaque groupement d’intérêt aura 15 millions de Fcfa dans l’année pour son fonctionnement, ses formations, le financement de ses activités. Cet effort important sera accompagné d’un soutien bancaire mieux repenser, panser et organiser. Ce soutien bancaire va se traduire par une convention qui sera signée avec la fédération, les ligues de football et des banques agréées. La mise en œuvre de cette convention permettra à nos clubs de toucher en début de saison, 50% de leur subvention, une forme d’avance versée par les banques, sans frais pour les clubs. Puisque les frais seront supportés par la fédération. Et à la fin de la phase aller du championnat, il y aura à nouveau 50% versés sous forme d’avance complémentaire.
C’est un programme alléchant. Mais au plan pratique pour les Ivoiriens, la Fif c’est l’équipe nationale, les Eléphants. Il y a eu dans le passé des problèmes de primes, des entraineurs contestés. Qu’est-ce qui va changer avec la gouvernance de Sory Diabaté ?
Pour la sélection nationale, nous voulons repenser le fonctionnement. Et nous voulons faire en sorte que des sélections de jeunes aux sélections séniors, on ait la même philosophie de jeu, la même organisation. Et de façon à ce que la relève soit assurée de façon aisée et sereine. Nous allons donc mettre un accent particulier sur la formation, l’organisation du championnat des jeunes pour pouvoir assurer la relève. Sur la question de la gestion des sélections, nous allons mettre en place une organisation professionnelle qui va éviter les intrusions, les changements. Nous voulons travailler dans la sérénité, sur la durée. Je peux vous dire que les athlètes, les sportifs qui composent la sélection vont adhérer au programme qui leur sera proposé. Parce qu’il sera bâti sur le modèle de ce qu’ils connaissent dans leur club professionnel.
Avant de terminer, revenons sur le football féminin qui est le parent pauvre du football en Côte d’Ivoire. A regarder votre programme, la situation ne va pas changer. Puisque leur subvention quoique doublée sera in fine comparée à celle du football masculin. Y-a-t-il de l’espoir pour le football féminin ?
Nous prenons déjà l’engagement d’instaurer une ligue de football féminin qui va nous permettre de mettre en place des équipes dédiées, des moyens, des locaux. Et un programme de développement du football féminin. Nous avons d’ailleurs, pris l’initiative de travailler à l’intégration du football féminin dans nos établissements scolaires. Un peu sur le modèle de ce qui se fait aux Etats-Unis. Parce que plus il y aura d’athlètes de football féminin, plus on aura de chance d’avoir des équipes football féminin jouant notre championnat de 1ère et 2ème division. Alors les moyens pourront leur être alloués pour améliorer leur fonctionnement, leur organisation.
Nous sommes au terme de cet entretien. Quels messages voulez-vous que les sportifs retiennent pour la vision que vous voulez faire partager ?
Nous avons un candidat, Sory Diabaté qui a l’expérience au service du football. Cette expérience, il entend la poursuivre avec tous les acteurs, tous ceux qui ont une volonté de participer à la construction de la maison du football ivoirien. Nous sommes donc dans une logique de rassemblement. Après la période des élections, celui qui aura été élu saura tendre la main aux et aux autres, pour qu’ensemble on aille vers l’essentiel qui est la recherche de la performance, la construction d’un football fort en Côte d’Ivoire. Ce sont les engagements que Sory Diabaté prend vis-à-vis des Ivoiriens. Je peux vous dire que l’équipe qui l’accompagne est mobilisée pour lui permettre de tenir ses engagements.
Source Africa24

Le 29/07/20 à 14:42
modifié 29/07/20 à 14:42

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