Vérité de La Palisse : Une minute avant sa mort, Amadou Gon vivait !

AGC

Vérité de La Palisse : Une minute avant sa mort, Amadou Gon vivait !

Le 09/07/20 à 00:20
modifié 09/07/20 à 00:20
Vérité de La Palisse. En référence à ce soldat français qui combattit jusqu’à la dernière seconde de sa vie. Et pour qui ses frères d’armes, témoins de sa bravoure, de sa combativité, improvisèrent une chanson dans laquelle deux strophes évoquaient une vérité... évidente. « S’il n’était pas mort, La Palisse serait encore en vie » et « Un quart d’heure avant sa mort, il était encore en vie ».

L’évidence du texte de la chanson a fait l’expression vérité de La Palisse ou une lapalissade.Comme pour le soldat français, les collaborateurs, les membres du gouvernement, la Présidence ont été témoins d’un Gon Coulibaly qui vivait, une minute avant sa mort. A la tâche donc.

Comme l’illustre ce tweet lâché peu avant que le souffle ne le lâche. « Avoir une vision, ce n’est pas adopter des politiques de court terme, mais anticiper et planifier les projets de développement pour des décennies à venir, afin d’assurer un développement durable »

Amadou Gon n’avait pas d’admirateurs forcément partout, mais nulle part, on ne contestait ce trait : c’était un bosseur. Un gros bosseur. Un homme qui ne rechigne devant aucune tâche.

Amadou Gon Coulibaly, c’est aussi cet homme de convivialité, résolument engagé pour le développement de son pays.

De son lit d’hôpital, il pensait développement. Avenir de son pays. Des jeunes et femmes de ce pays.

Il est venu nous

dire au revoir Mourir sur son lit d’hôpital ? Ça ne lui ressemblait pas. Alors son moi intérieur qui connaît son corps extérieur a trouvé l’énergie nécessaire pour que ce bourreau du job retrouve les siens. Qu’il se remette au travail pour quelques jours. En fait, il était venu nous dire au revoir. Aux Ivoiriens. Aux siens. Mais surtout à ses collaborateurs et à son patron. Ces personnes qu’il voyait, comme tout gros bosseur, plus que sa petite famille. L’adieu de Gon Coulibaly s’est fait en plein Conseil des ministres. Là où il bosse. Dans ce Palais présidentiel où il a passé des nuits blanches à éplucher moult dossiers portant sur la relance de l’économie ivoirienne. Il était secrétaire général de la présidence. Là où il a ébloui plus d’un par ses grandes qualités d’homme de dossiers, d’homme d’État.

On l’appelait le LionIl est des hommes qui ne resplendissent que lorsque la tâche est immense. Que quand sur le chemin de l’objectif, les embûches sont des montagnes. Amadou Gon Coulibaly était de ceux-là. Le combat ne le refroidissait point. Bien au contraire.

Comme un lion, il n’avait peur de rien.

Petit Ouattara s’en est alléDans le système Ouattara, il y avait, non pas un numéro deux, mais un Ouattara prime. Une dérivée faite chair. Une reproduction des qualités du Chef de l’État. Gon Coulibaly avait tout d’Alassane Ouattara.

En trente ans de collaboration, l’élève avait appris à se réveiller sans avoir dormi comme son maître, à travailler sans relâche, à ne connaître de véritables restaurants que son bureau, à n’avoir en vue que le devenir de son pays.

Quand Ouattara l’appelle « mon fils », il traduit toute son admiration pour ce ‘’copier coller’’ en chair et en os de lui.

Au Président de la République, un seul mot, Yako. Le sort ne devait pas lui faire ça.

Bledson Mathieu


Le 09/07/20 à 00:20
modifié 09/07/20 à 00:20

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