Humeur: Ma colère est trop !

Humeur: Ma colère est trop !

Le 24/06/20 à 09:39
modifié 24/06/20 à 09:39
Hier, un ami a demandé qu'on réfléchisse sur la covid 19. Mais j'étais trop fâché pour me concentrer. Sa préoccupation, la corrélation entre le coronavirus actuellement et le froid. "Depuis que le froid a commencé à diminuer en Europe, leur situation s'est améliorée. Ils ont rouvert bars, salles de spectacle et même quelques frontières. Inversement, chez nous, au fur et à mesure qu'il pleut, les chiffres grimpent. Tu n'as pas remarqué ? "
Je voulais lui faire observer qu'on foule de plus en plus aux pieds les mesures barrières et que de l'autre côté, l'Europe a bien fait son confinement mais il m'a coupé net. "C'est vrai que chez nous on n'a pas parlé de confinement mais regarde bien : quand il pleut, qui se balade ? Prends une journée de pluie comme hier à Abidjan, c'est confinement plus couvre-feu. Qui est sorti ? Même les marchés étaient vides. Je crois qu'on doit beaucoup faire attention et respecter plus rigoureusement les gestes barrières."

Je me suis soustrais à ses réflexions d'abord parce que j'étais énervé et ensuite parce que sa conclusion me satisfait : soumettons-nous plus rigoureusement aux mesures barrières.
Qu'est -ce qui me fâche tant ? Notre propension à bâtir des quartiers sans le moindre respect des conditions d'assainissement. Des cités naissent au gré de promoteurs sans conscience et de fonctionnaires qu'on paye, avec frais de fonctionnement, y compris véhicules de service et carburant. Certains de ces fonctionnaires ont même bénéficié de bourse d'État pour aller se perfectionner en urbanisme en Europe. Quand tu vas avec eux hors du pays participer à des séminaires, ce sont eux les experts. Chacune de leurs interventions est applaudie.
Mais quand ils reviennent au pays, c'est pour s'associer à des maires peu riches en morale, pour vendre des terrains inhabitables.
C'est ainsi que sont nés les quartiers qui ont "avalé" les palmeraies et autres végétations qui se trouvaient entre Riviera III et Bingerville. C'est ainsi que sont en train d'être "avalées" les forêts qui se trouvent entre Yopougon et Songon; Songon et Jacqueville.
Idem pour les cocoteraies sur la route de Bassam.
D'honnêtes citoyens, soucieux de s'offrir un logis, ont acheté qui un terrain qui une maison sans savoir que rien de solide n' a été prévu pour évacuer leurs eaux usées et l'eau de ruissellement qu'ils vont provoquer.

Au début, ils ne se rendent pas compte de la supercherie. Mais quand les autres occupants de leurs sites et des sites environnants s’installent, le volume d'eau de ruissellement devient incontrôlable et ce sont les dégâts.

Naturellement, l'Etat sera appelé au secours et c'est le contribuable, c’est-à-dire vous et moi, qui devrons payer. Payer parce que quelqu'un que nous payons à la fonction publique s'est payé notre tête.
A la Riviera Palmeraie, les montants d'investissement consentis par l'Etat en termes de routes, d'adduction d'eau et de travaux d'assainissement dépassent ce que les habitants ont consacré à leurs logements.
Je reviendrai sur ce sujet mardi prochain. La colère est trop.


Le 24/06/20 à 09:39
modifié 24/06/20 à 09:39

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