COVID-19/Santé sexuelle et reproductive des jeunes : Maintenir la vigilance !

La crise de la Covid-19 a rendu vulnérables les jeunes filles du fait de la fermeture momentanée de l'école. (DR)
La crise de la Covid-19 a rendu vulnérables les jeunes filles du fait de la fermeture momentanée de l'école. (DR)
La crise de la Covid-19 a rendu vulnérables les jeunes filles du fait de la fermeture momentanée de l'école. (DR)

COVID-19/Santé sexuelle et reproductive des jeunes : Maintenir la vigilance !

Le 02/06/20 à 18:31
modifié 02/06/20 à 18:31
Bien que confrontées au défi de la Covid-19, les pouvoirs publics ne devraient pas baisser la garde quant à certains challenges, au nombre desquels la santé sexuelle et reproductive des jeunes. C’est en tout cas le vœu des 21 associations d’Afrique de l’Ouest membres du Réseau Alliance droits et santé.

Elles ont saisi l’occasion de la Journée mondiale d'action pour la santé des femmes et la Journée mondiale de l'hygiène menstruelle célébrées le 28 mai, pour lancer officiellement la campagne « Je veux savoir ».

A travers cette initiative, le Réseau entend contribuer à l’amélioration de l’accès pour les jeunes à des informations fiables sur les droits et la santé sexuelle et reproductive. Il s’agit d’interpeller les décideurs à travers les réseaux sociaux sur ces questions. Car, même en temps de crise comme c’est le cas actuellement avec la Covid-19, « tous les jeunes filles et garçons doivent avoir accès à des informations fiables sur leurs droits et leur santé sexuelle et reproductive » qu’ils soient dans les campagnes ou en ville, lit-on dans un communiqué de presse publié le 2 juin 2020.

Le but poursuivi in fine est de favoriser l’accès pour les jeunes à des services de qualité en la matière.

Il faut dire que c’est en mars 2020 que la mobilisation sur les réseaux sociaux a débuté. Ce sont des témoignages vidéo, des bandes dessinées et des messages d’information et de sensibilisation qui sont véhiculés avec pour trame « en quoi l'éducation complète à la sexualité (ECS) peut-elle transformer la vie des jeunes ? ».

Sur le timing de la campagne, les initiateurs estiment que c’est une nécessité absolue maintenant, dans la mesure où « la crise sanitaire liée à la Covid-19 augmente les risques des infections sexuellement transmissibles, des grossesses précoces et non désirées et des violences sexuelles envers les filles ». Cela est d’autant plus une réalité que, du fait de la fermeture des écoles, l’accès à l’information a été amoindri.

Aussi, le Réseau considère-t-il que c’est plus que jamais le moment d’apporter aux jeunes les connaissances nécessaires afin qu’ils puissent se prémunir des risques cités plus haut.

Les membres du Réseau appellent donc les décideurs de leurs différents pays à « un engagement clair et fort » à travers la mise en place de programmes en matière de santé sexuelle et reproductive.

La campagne lancée sur Facebook, Tweeter et Instagram, selon ses initiateurs, a déjà touché des centaines de milliers de personnes dans six pays. A savoir Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Niger et Sénégal.

Le réseau Alliance droits et santé a été créé en 2013. Son objectif est d’améliorer le statut et la santé des femmes et des filles d’Afrique de l’Ouest. On note parmi les membres, entre autres, l’Association des femmes juristes de Côte d’Ivoire et la Mission des jeunes pour l’éducation, la santé, la solidarité et l’inclusion (Messi).


Le 02/06/20 à 18:31
modifié 02/06/20 à 18:31

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