Rwanda/Génocide : Décès d’Augustin Bizimana, un des derniers fugitifs encore recherchés

Augustin Bizimana. (DR)
Augustin Bizimana. (DR)
Augustin Bizimana. (DR)

Rwanda/Génocide : Décès d’Augustin Bizimana, un des derniers fugitifs encore recherchés

Le 22/05/20 à 19:15
modifié 22/05/20 à 19:15
Six jours après l’arrestation de Félicien Kabuga, le Mécanisme en charge d’assurer les fonctions résiduelles du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) a confirmé la mort d’Augustin Bizimana, l’un des deux principaux organisateurs présumés du génocide contre les Tutsi encore en fuite.

« Cette confirmation est basée sur l’identification concluante des restes de Bizimana dans un site funéraire à Pointe-Noire, en République du Congo », précise le communiqué du Mécanisme. De nombreuses rumeurs évoquant sa mort circulaient depuis plusieurs années mais n’avaient jamais été formellement authentifiée. Selon les analyses effectuées, Augustin Bizimana « serait mort en août 2000 ».

Alerté sur la présence potentielle du corps de Bizimana dans un cimetière de Pointe Noire, le Bureau du procureur Serge Brammertz a alors procédé à une analyse génétique comparative avec des échantillons précédemment obtenus. L’enquête, menée avec l’aide d’analystes hollandais et américains, a permis de confirmer qu’il s’agissait bien d’Augustin Bizimana.

En fuite depuis le 29 août 1998, Augustin Bizimana avait été le ministre de la Défense du gouvernement intérimaire rwandais, entre avril et juillet 1994. À ce titre, il faisait l’objet d’un acte d’accusation du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) pour génocide, complicité de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

L’officialisation par le Mécanisme du décès d’Augustin Bizimana intervient moins d’une semaine après l’arrestation, en banlieue parisienne, de Félicien Kabuga, souvent présenté comme « le financier du génocide », dont le transfèrement vers La Haye sera examiné le 27 mai par la justice française.

Parmi les fugitifs toujours recherchés par le Mécanisme pour être jugés à Arusha, seul le major Protais Mpiranya, ancien commandant au sein de la garde présidentielle, est toujours en fuite. Cinq autres présumés génocidaires sont eux aussi recherchés par le Mécanisme, mais ils seraient livrés à la justice rwandaise en cas de capture.

Jeune Afrique


Le 22/05/20 à 19:15
modifié 22/05/20 à 19:15

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