Démantèlement de panneaux publicitaires à Bingerville: Mahama Coulibaly crie à l’injustice et à la cabale

Un panneau démantelé. (DR)
Un panneau démantelé. (DR)
Un panneau démantelé. (DR)

Démantèlement de panneaux publicitaires à Bingerville: Mahama Coulibaly crie à l’injustice et à la cabale

Le 22/05/20 à 16:20
modifié 22/05/20 à 16:20
« Comment comprendre qu’en pleine crise de pandémie mondiale, le Conseil supérieur de la publicité puisse détruire des panneaux publicitaires modernes destinés à la sensibilisation des populations au Covid-19. J’ai l’impression que c’est une cabale contre mon entreprise qui perd ainsi un lourd investissement au moment où, du fait de la pandémie, toutes nos entreprises sont en faillite. C’est un abus, une injustice que je dénonce avec fermeté et prend l’opinion et le gouvernement à témoin ». C’est par ces propos que Mahama Coulibaly, directeur général de Mediaways et par ailleurs président de la Chambre des afficheurs de Côte d’Ivoire (Cafci), a exprimé son indignation face à la destruction ce vendredi 22 mai, de ses panneaux installés à Bingerville, par le Conseil supérieur de la publicité (Csp) avec à sa tête sa directrice générale Roux Ziola accompagnée de policiers et gendarmes.

En plus des panneaux de Médiaways, d’autres installés dans la commune par la mairie, dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 ont été également démantelés. Selon Mahama Coulibaly, qui nous a joint au téléphone, c’est le conseil municipal de Bingerville, dirigé par Issouf Doumbia, qui a pris attache avec sa structure aux fins de lancer une campagne d’affichage publicitaire de sensibilisation au coronavirus, à la suite d’une convention signée pour l’installation à Bingerville de panneaux publicitaires modernes. Alors que tout semblait aller pour le mieux, le Csp, deux jours après l’installation des panneaux, les a marqués avec des stickers d’interdiction de pose de panneaux.

Panneau Mediaways. (DR)



« Lorsque nous avons constaté la situation, nous avons saisi le conseil municipal et le député-maire de Bingerville par courrier, a saisi le Csp pour lui expliquer que l’autorisation a été donnée à Mediaways pour la pose des panneaux et mieux, cette campagne de sensibilisation a été ordonnée par le conseil municipal. Le maire leur fera remarquer que le démantèlement de ces panneaux fragiliserait les efforts déployés dans sa commune dans la lutte contre le coronavirus. Hélas, ce 22 mai, malgré l’opposition du maire et sa disponibilité à trouver une fin heureuse à la situation, le Csp a détruit, sans autre forme de procès, les panneaux. Là où je pense que devait prévaloir le dialogue, c’est la force qui a prévalu ».

Du côté du Conseil supérieur de la publicité, cette action s’inscrit dans la droite ligne du respect des textes règlementaires de l’affichage publicitaire. Dans un courrier adressé au conseil municipal de Bingerville, le Csp a fait savoir qu’il n’a pas donné l’avis obligatoire conforme comme le stipule la loi. C’est donc pour conduire à bien la politique de lutte contre l’affichage anarchique en Côte d’Ivoire que ce démantèlement a été exécuté selon les règles et la loi.

En revanche, pour Mahama Coulibaly, « la célérité avec laquelle les choses ont été faites, pire, dans un contexte de crise et de lutte contre le coronavirus, est le signe d’un acharnement du Csp contre Mediaways et le président de la Chambre des afficheurs que je suis. Car au même moment, dans Abidjan, on voit des panneaux de mauvais alois pousser çà et là sans avis conforme obligatoire du Csp », a conclu le président de la Chambre des afficheurs de Côte d’Ivoire.

SERGES N'GUESSANT



Le 22/05/20 à 16:20
modifié 22/05/20 à 16:20

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