Fifagate: Vers la révocation du procureur général suisse






Les enquêtes en cours pourraient mettre à mal le deuxième mandat du président Gianni Infantino à la tête de la Fifa.
Les enquêtes en cours pourraient mettre à mal le deuxième mandat du président Gianni Infantino à la tête de la Fifa.
Les enquêtes en cours pourraient mettre à mal le deuxième mandat du président Gianni Infantino à la tête de la Fifa.

Fifagate: Vers la révocation du procureur général suisse

L’étau se resserre-t-il autour du procureur général de la Confédération Michael Lauber ? Soupçonné de collusion avec le président de la Fifa Gianni Infantino, après une série de rencontres informelles, la commission judiciaire parlementaire a ouvert mercredi une procédure de révocation à son encontre. C’était dans le cadre de l’enquête sur les malversations au sein de la Fifa. Par 13 voix contre 4, la Commission judiciaire de l’Assemblée fédérale a lancé cette procédure « en raison d’un soupçon fondé de violation grave des devoirs de fonction de manière intentionnelle ou par négligence grave », a expliqué le président de la commission, le député Andrea Caroni, lors d’une conférence de presse tenue à Berne, siège du Parlement.

Une affaire sulfureuse que suit de près Michel Platini. Le Français, alors président de l’Uefa et à qui la Fifa tendait les bras. « En 2016, la présidence de la Fifa aurait dû me revenir à une très large majorité, tout le monde le sait. Infantino, qui était mon secrétaire général à l’Uefa, le savait mieux que personne. Or, comme l’ont révélé de nombreux articles de presse, il semble que Gianni Infantino ait habilement combiné, au début de l’été 2015, pour faire en sorte que je sois écarté de la course à la présidence de la Fifa, par des accords de circonstance passés en coulisses entre le procureur général de la Confédération Michael Lauber, son porte-parole Marty, le procureur en chef Olivier Thormann, le responsable du service juridique de la Fifa Marco Villiger, l’ami d’enfance d’Infantino, le procureur valaisan Rinaldo Arnold, et le tout avec l’aide de l’avocat zurichois Michele Bernasconi, du cabinet Bär & Karrer... », révèle Platini qui souhaite que Gianni Infantino « remette son mandat...».La Fifa, de son côté, n’a jamais démenti les rencontres entre Infantino et Lauber, expliquant qu’elles étaient destinées à montrer que la fédération internationale, qui a le statut de plaignante dans certaines procédures, était « prête à collaborer avec la justice suisse ».

Si au terme de la procédure, la commission constate que les soupçons sont confirmés, elle soumettra une proposition de révocation à l’Assemblée fédérale, qui devra trancher. Dans le cas contraire, la procédure sera classée, a précisé la commission dans un communiqué.

PAUL BAGNINI

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