Transport/Respect des recommandations : Des chauffeurs jouent au chat et à la souris avec la police

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Transport/Respect des recommandations : Des chauffeurs jouent au chat et à la souris avec la police

Le 23/03/20 à 09:50
modifié 23/03/20 à 09:50
Ce lundi 23 mars 2020, plusieurs communes ont été sillonnées pour s’enquérir de l’effectivité des mesures prises par le Haut conseil du patronat des entreprises de transport routier de Côte d’Ivoire. Ces mesures stipulent, entre autres, la réduction de passagers de 05 à 04, y compris le conducteur. Soit 02 passagers à l'arrière du véhicule et 01 à côté du chauffeur pour les taxis communaux et taxis-compteurs, etc. en raison de la pandémie à Coronavirus. C'est un véritable jeu au chat et à la souris à laquelle nous avons assisté.

Des véhicules de transport en commun faisant la liaison Marcory-Adjamé n’ont pas respecté ces mesures visant à lutter contre la propagation du Covid-19.

Alors que nous nous rendions à Adjamé, nous avons emprunté un « Wôrô wôrô ». Le constat. Trois passagers à l'arrière et un autre devant à côté du chauffeur. Le chauffeur est aussitôt interpellé par un de ses collègues sur les recommandations du Haut conseil du patronat des entreprises de transport de Côte d'Ivoire. En effet, le nombre de passagers ne devrait pas excéder trois.

Il lui explique sa mésaventure de ce matin. Après avoir enfreint à la mesure en prenant quatre passagers, il est tombé sur une patrouille de police. Les policiers l’ont rappelé à l’ordre, indique-t-il. Selon lui, il a écopé d’une amende. C'est d'ailleurs pourquoi il a déconseillé à son collègue de ne pas prendre les quatre passagers. Malgré ces conseils, d'autres chauffeurs demandent à leur collègue de s’en remettre à Dieu et qu'il pouvait échapper aux contrôles de police. Avant de quitter la gare, le chauffeur récalcitrant va se renseigner auprès des autres chauffeurs de taxi qui ont effectué le trajet pour avoir une idée sur les barrages de police.

Durant tout le trajet, le chauffeur de woro-woro a imploré ses dieux pour ne pas croiser une patrouille policière.

Heureusement, pour notre chauffeur, avant que nous ne descendions après les feux tricolores de la caserne des sapeurs-pompiers de l’Indénié, nous n’avons pas croisé de policiers.

Au niveau de la Riviera II, un autre constat a été fait. Si les conducteurs de minicars communément appelé « gbaka » n’ont pas respecté certaines mesures c’est-à-dire ne pas occuper les sièges du milieu, des points de lavage de mains ont bien été disposés.

A Yopougon, ces mesures n’ont pas été respectées. Il s’agit du lavage obligatoire des mains (avec du savon ou du gel hydro-alcoolique) des usagers au moment de leur embarquement. Le port de cache-nez pour le conducteur et son convoyeur (apprenti).

Rappelons que suite à la pandémie du coronavirus, la Côte d’Ivoire compte 25 cas. Le Conseil national de sécurité a pris des mesures et invite la population à les respecter pour freiner la propagation de cette pandémie.


Le 23/03/20 à 09:50
modifié 23/03/20 à 09:50

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