Sidi Touré : « L’option de la location-vente désormais prise en compte »






Les représentants des départements techniques, en première ligne dans l’application des programmes à fort impact sur les populations.
Les représentants des départements techniques, en première ligne dans l’application des programmes à fort impact sur les populations.
Les représentants des départements techniques, en première ligne dans l’application des programmes à fort impact sur les populations.

Sidi Touré : « L’option de la location-vente désormais prise en compte »

La santé, l’éducation, l’électricité, l’eau potable, l’emploi, la solidarité, l’autonomisation des jeunes et des femmes et les infrastructures routières sont les axes prioritaires du Ps Gouv 2019-2020 qui ont fait l’objet d’un bilan, fin décembre 2019, de la part du ministre Sidi Touré qui était entouré pour la circonstance de MM. Gba Jean-Michel, directeur de cabinet du ministre de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme, Bamba Karim, directeur général de la Cnam et Koffi Christophe, conseiller technique au ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle. L’opportunité de cette conférence de presse trimestrielle, la quatrième du genre, ce 24 février au cabinet du ministre Sidi Touré au Plateau, a aussi été l’occasion pour lui et les représentants des départements techniques en première ligne dans l’application des programmes à fort impact sur les populations, d’apporter des éclaircissements sur les questions qui ont suivi l’exposé du porte-parole du gouvernement.

Éducation : 25000 tables-bancs supplémentaires pour 2020

Malgré les efforts consentis pour l’amélioration des conditions de travail des enseignants et des élèves, le constat du déficit de tables-bancs dans certains établissements a été révélé par des journalistes. Avec à l’appui un cas pratique à l’école primaire publique Star de Cocody Angré. A cette préoccupation, le conseiller technique du Menfp, Koffi Christophe, a précisé que cette école dépend de la direction d’Abidjan 1 qui a reçu 3941 tables-bancs sur la base des déficits identifiés au départ. Il pense que le cas de cette école est un déficit qui sera identifié pour les prochaines livraisons. Et le ministre Sidi Touré d’indiquer que l’objectif du programme en 2018 était l’acquisition de 250 000 tables-bancs pour l’ensemble du territoire national. Après une année d’exécution, ce sont 186 000 tables-bancs qui ont été livrés. « Vous conviendrez donc avec moi qu’il y a encore une marge à combler sur l’ensemble. D’ailleurs, pour 2020, il est prévu une livraison de 25 000 tables-bancs supplémentaires. Ils viendront certainement combler le vide de sorte qu’à la fin de 2020, élèves et enseignants travaillent dans de bonnes conditions », a projeté Sidi Touré.

Logements sociaux : l’option de la location-vente désormais prise en compte

Dans la vision de 150 000 logements sociaux prévus au programme, 15 618 logements ont été implantés. Une faible tendance qui, selon le ministre Sidi Touré, a poussé le gouvernement à revoir sa politique d’exécution du programme au regard des faiblesses constatées lors de la première phase. La méthode choisie a été d’aller de façon graduelle sur les projets. Ainsi, pour l’année 2019, l’objectif était de relancer et finaliser très rapidement les travaux de Vrd primaires sur les sites de la cité Ado et la cité Bingerville. Aujourd’hui, selon les dires de Gba Jean-Michel, directeur de cabinet au ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme, le raccordement à l’eau et l’électricité est réalisé, le rafraîchissement des bâtiments est en cours de finition, les travaux de voirie et d’assainissement sont achevés. Il ne reste plus qu’à finaliser tout ce qui concerne la station d’épuration d’eaux usées et de ménages. C’est pareil pour la cité de Bingerville où les conditions d’habitabilité sont réunies pour les 870 logements implantés. Pour 2020, dans le cadre du Ps-Gouv, il est prévu de finaliser les Vrd primaires sur les sites de Songon et de Grand-Bassam. Toute chose qui explique l’optimisme du ministre Sidi Touré : « Il existe une signature de convention de 2000 logements avec des promoteurs. Des partenaires internationaux nous accompagnent également. Nous avons foi que l’objectif d’offrir un toit à chaque Ivoirien au terme de ce programme qui va se poursuivre pourra être atteint. Pour aller vite de façon graduelle, le Premier ministre a émis l’option de contracter avec des privés qui peuvent rattraper le retard constaté. Mais cette fois-ci, on y a ajouté l’option de la location-vente qui viendra soulager certainement le plus grand nombre et permettre ainsi au fil du temps aux Ivoiriens d’avoir un logement ».

Les filets sociaux élargis à de nouvelles zones

A ce niveau, le ministre Sidi Touré a indiqué que grâce au budget global révisé du Ps-Gouv qui s’établit à 1003, 4 milliards de FCfa, les filets sociaux se sont élargis à de nouvelles zones, notamment Bouaké, Korhogo, Daloa, Bondoukou et Abidjan (Yopougon, Attécoubé, Adjamé, Koumassi, Abobo, Anyama et Port-Bouët). Et cela, selon les mêmes critères d’appréciation que les zones de l’intérieur initialement touchées par les filets sociaux

A la table de conférence, Bamba Karim, directeur général de la Cnam, a expliqué les contre-temps constatés dans l’applicabilité de la Cmu sur le terrain. Selon lui, ils sont généralement dus au non- respect de la carence des droits de cotisation ou au changement de groupe socio-professionnel. Il a invité les populations à prendre attache avec les services de la Cnam pour tout désagrément constaté. Par ailleurs, il a assuré que les tensions au démarrage avec la Mugefci se sont quelque peu estompées. Une des dispositions de la loi qui institue la Cmu, dira-t-il, stipule que la Cmu est l’assurance obligatoire de base en Côte d’Ivoire. « Ainsi, toutes les autres formes d’assurances et de mutuelles sont complémentaires ou facultatives. Sur cette base donc, la Mugefci devient facultative. C’est ce qui explique son arrimage à la Cmu afin de lui permettre de vivre et de continuer à jouer un rôle auprès des fonctionnaires. La Cmu a un périmètre bien défini. Elle a tout un panier de soins. La Mugefci dont le régime de base ne concernait que les médicaments doit assurer la complémentarité de la Cmu. Elle doit pouvoir compenser les médicaments que la Cmu ne prend pas en charge. Au début, il y a eu des difficultés mais cela tend à se normaliser aujourd’hui », a-t-il expliqué, avant de trancher que la carte dite intelligente de la Mugefci n’est pas un produit de la Cmu, mais en relation avec les agents de la Mugefci. Abordant la question des prestations des cartes Cmu dans les cliniques privées, Bamba Karim a indiqué que « nous avons préconisé d’aller progressivement. Pour l’instant, nous sommes dans les centres de santé publics et avec l’appui du Premier ministre, nous avons pu avoir des tarifs qui défient toute concurrence et à la portée du grand nombre », a-t-il conclu

S. N

Les raisons de l’arrimage de la Mugefci à la Cmu

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