Littérature/« Le prix du vote » : Le caractère sacré du vote

Avec la pertinence du sujet traité, et son style engagé, la première production littéraire de Jean-Paul Anodin ne passera pas inaperçue.(DR)
Avec la pertinence du sujet traité, et son style engagé, la première production littéraire de Jean-Paul Anodin ne passera pas inaperçue.(DR)
Avec la pertinence du sujet traité, et son style engagé, la première production littéraire de Jean-Paul Anodin ne passera pas inaperçue.(DR)

Littérature/« Le prix du vote » : Le caractère sacré du vote

Le 05/02/20 à 17:38
modifié 05/02/20 à 17:38
«Le vote» et «Dieu». Ces deux termes résumeraient assez bien le message véhiculé dans «le prix du vote». L’œuvre de 334 pages structurée en 18 chapitres, écrite par l’auteur ivoirien Jean-Paul Anodin, a fait l’objet de présentation officielle le 1er février 2020, dans une bibliothèque, à Cocody.
Le vote

Pour Jean-Paul Anodin, si les décideurs politiques sont les principaux acteurs de l’orientation, alors il est impératif pour les électeurs, d’entourer leur désignation par la plus grande sagesse. Et l’acte social qui consiste à sélectionner ces décideurs politiques s’appelle l’élection, et est matérialisé par «le vote». Ainsi, selon l’auteur, le vote, plus qu’un acte civique, est l’émanation de la survie morale et spirituelle de nos sociétés. Ce récit sur fond de trame politique invite à opérer des choix justes, responsables et lucides dans les urnes. Mieux, ce choix doit être effectué avec l’assistance de l’esprit divin.

Dieu

Il faut mettre Dieu au cœur de nos prises de décisions. C’est une recommandation de cet écrivain de confession chrétienne, qui fait du créateur suprême, la boussole qui doit inspirer nos sociétés afin de la préserver d’un naufrage collectif. «Sans Dieu, notre société est mourante, voire morte. Les repères se perdent et les valeurs naturelles disparaissent. Dans une telle société, on ne peut pas espérer grand-chose sans un recours véritable à Dieu», confie-t-il.

En clair, il invite les électeurs à une prise de conscience du caractère sacré que représente l’acte électoral. «Quelle est la valeur des élections si le vote est conditionné par l’attachement aux individus et non à l’adhésion aux idées de ces derniers», s’interroge l’écrivain. Qui appelle le lecteur, chrétien ou non, à l’action.

A l’en croire, l’expression du suffrage n’est pas un simple droit, mais une véritable responsabilité. Il invite le citoyen à ne pas rester indifférent à la vie politique de sa nation. Et lance, par ailleurs, un appel à la prise de conscience politique de la jeunesse à qui appartient l’avenir «à s’ériger en rempart de nos nations par leur participation active à la vie politique».

Toute ressemblance avec des faits ou des personnages ayant existé, n’est que pure coïncidence

Si cette œuvre de fiction bâti sa trame autour d’une idylle, avec l’intervention de figurants ainsi que des lieux sortis de l’imaginaire, elle ne saurait que difficilement nier ses analogies avec la réalité politique. Évoquant, tantôt intimidations, morts d’hommes, et contrainte à l’exil dans certains cas.

En outre, si la couleur rouge pourpre qui domine la première de couverture n’a pas de signification particulière pour le néophyte, l’évocation du sang et la violence qu’elle suggère, n’aura pas échappé à la vigilance de Cédric Marshall Kissy, écrivain et critique littéraire.


Le 05/02/20 à 17:38
modifié 05/02/20 à 17:38

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