Grève des transporteurs à Yopougon : Les taxis communaux toujours stationnés

Des taxis communaux stationnés (Julien Monssan)
Des taxis communaux stationnés (Julien Monssan)
Des taxis communaux stationnés (Julien Monssan)

Grève des transporteurs à Yopougon : Les taxis communaux toujours stationnés

Le 15/01/20 à 16:48
modifié 15/01/20 à 16:48
Le calvaire des usagers de la commune de Yopougon contraints à la marche depuis le mardi 14 janvier 2020, suite à un mot d’ordre de grève de 48h des chauffeurs de woro-woro et minicars communément appelés "gbakas", a continué toute la journée du mercredi 15 janvier. Ce, malgré l’intervention du préfet d’Abidjan, Vincent Toh Bi Irié et du ministre des Transports, Amadou Koné, qui ont rencontré les responsables des syndicats pour une reprise du travail.

En dépit de cette médiation, rien n’a changé. Les woro-woro et gbakas ne roulent toujours pas et les usagers sont obligés de faire leurs différentes courses à pied. Ceux qui disposent de moyens s'attachent les services des taxis-compteurs.

C’est dans cette atmosphère que Bakayoko Adama, président de l’Association des chauffeurs unis pour la défense de leur droit (Ascu-dd), porte-parole des syndicats grévistes et prémier responsable des taxis communaux de Yopougon, rencontré non loin de son QG, a fait le point de la journée du mardi et celui des rencontres avec les autorités, et le ministère de tutelle.

« Le directeur de cabinet du ministre des Transports, le préfet d’Abidjan et ensuite le ministre des Transports nous ont rencontrés hier (mardi 14 janvier le premier jour de la grève: Ndlr). Ils nous ont demandé de reprendre le travail et que la contravention sera annulée », a-t-il expliqué, ajoutant qu’ils sont ouverts au dialogue.

Poursuivant, il a indiqué qu’ils ne sont pas contre la levée du mot d'ordre de grève. « Nous ne pouvons pas mener un bras de fer avec les autorités. La grève ne nous arrange pas. Mais nous avons simplement demandé l'annulation de cette contravention. Une fois que cela est fait, les minutes qui suivent, le travail reprend ».

Selon lui, la grève a été suivie à 100%. Avant d’exprimer son désarroi face à la souffrance des populations. Et d’appeler le Chef de l’Etat à la rescousse. « Nous voulons demander au Président de la République de faire annuler cette contravention instaurée par la mairie de Yopougon qui n’a pas sa raison d’être. Ce, pour le bonheur de tous », a-t-il plaidé.

Et d’inviter ses camarades à rester à l’écoute : « Nous lançons un appel aux chauffeurs de ne pas rouler et qu’ils attendent le communiqué du gouvernement sur qui nous comptons pour le bon dénouement de cette situation ».

Pour terminer, il a relevé que si rien n’est fait, la grève sera prolongée jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée. « Nous ne sommes pas prêts à accepter cette contravention », a-t-il prévenu.

A l’en croire, c’est le 23 décembre 2019, qu’à leur grande surprise, la mairie de Yopougon a institué une contravention allant de 5000 à 50.000 FCfa pour sanctionner la mauvaise conduite des chauffeurs. C’est donc cette taxe brandie par la police municipale qui est à la base de la grève.


Le 15/01/20 à 16:48
modifié 15/01/20 à 16:48

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