Les rendez-vous du gouvernement/Burida :Maurice Bandaman convainc l’auditoire

Sur la tribune du Centre d'information et de la communication du gouvernement, le ministre de la Culture et de la Francophonie a été convaincant. (Photo sercom)
Sur la tribune du Centre d'information et de la communication du gouvernement, le ministre de la Culture et de la Francophonie a été convaincant. (Photo sercom)
Sur la tribune du Centre d'information et de la communication du gouvernement, le ministre de la Culture et de la Francophonie a été convaincant. (Photo sercom)

Les rendez-vous du gouvernement/Burida :Maurice Bandaman convainc l’auditoire

Le 27/12/19 à 15:00
modifié 27/12/19 à 15:00
Politique culturelle en matière de cinéma. Place et importance des musées en Côte d’Ivoire. Mode ivoirienne et l’art du pagne tissé. Professionnalisation de l’enseignement artistique. Mise en exécution de la copie privée. Les grands travaux d’infrastructures culturelles réalisées ou réhabilitées, en cours de réalisation ou de finalisation. Droits d’auteurs, droit voisins, mise en exécution de la loi sur la copie privée et amélioration de la vie des artistes. En un peu plus de vingt points présentés avec finesse et clarté, le ministre de la Culture et de la Francophonie a convaincu l’auditoire sur les actions de son ministère dans la mise en œuvre de la politique culturelle. Face à la presse, aux acteurs et décideurs du monde des arts et de la culture, Maurice Bandaman a planché sur les moyens déployés pour rendre effective la vision culturelle du Président de la République. Une vision qui fait découvrir que le développement de la Côte d’Ivoire n’est pas seulement économique et social. Il est aussi culturel. En près de deux heures d’échanges placés sous le thème général « Promotion de la culture ivoirienne ; acquis, défis et perspectives », le conférencier s’est prononcé sur ses points glanés mais aussi a partagé son rêve de voir finalisés plusieurs projets. Entre autres, la construction de la Bibliothèque de la Renaissance africaine dont les travaux préliminaires ont démarré, ainsi que l’apprêt de 16 centres culturels intégrés dans différents chefs-lieux de région. Selon le premier responsable du ministère de la Culture et de la Francophonie, il s’agit de palais régionaux de la culture sur des espaces de 3 à 5 ha comprenant un musée, une bibliothèque, des salles de spectacles, des salles d’exposition, des bureaux.
La cité des arts et du cinéma
Le dixième invité des Rendez-vous du gouvernement n’a pas manqué d’annoncer l’existence future de la cité des Arts et du cinéma en projet à Jacqueville. Une cité qui s’étendra sur une superficie de 53 ha. Les activités du ministère notent aussi la restauration des murailles de Sordi dans le département de Ouangolodougou, celles de Marabadiassa et de Katiola. Un projet qui sera réalisé tout en prévoyant aussi la restauration de la ville historique de Grand-Bassam, la création d’un musée de l’esclave à Tiassalé et à Grand-Lahou. Pour ce volet, il s’agira donc d’un total de grands travaux d’infrastructures culturelles, d’une valeur de 500 milliards à réaliser par divers financements du budget de l’État et des partenariats publics-privés.
Désormais, aucun droit d’auteurs en dessous du smig
Sur le sujet du Burida, qui a fait couler tant d’encre et de salive, le ministre est resté serein : « La longue crise qui a frappé notre pays de 2000 à 2010 a eu des répercussions tragiques sur la vie des créateurs et des artistes. Métiers précaires, métiers à risque, métiers de gloire sans lendemain, la crise est venue renforcer la précarité des artistes par la destruction des outils de production et de diffusion. (...). La pension de retraite payée par le Burida aux plus nantis était de 150 000 F Cfa par trimestre, soit 50 000 F Cfa par mois. Face à cette détresse, nous avons soumis au Président de la République Alassane Ouattara et au gouvernement, le projet de la pension présidentielle de 300 000 F Cfa. Le Président de la République l’a accepté. Commencée avec 15 icônes en 2014, cette pension s’étend aujourd’hui à 60 artistes vivants ». A la grande satisfaction marquée à l’applaudimètre des acteurs du monde des arts et de la culture, qui étaient venus nombreux prendre part à la rencontre, le ministre a annoncé des mesures porteuses d’espoirs. En effet, sur ses recommandations, le Burida ne devrait plus payer des droits en dessous du smig. Un droit d’auteur minimum garanti de 60 000 F Cfa devra désormais être la plus petite somme à verser à un artiste. Et la répartition en cours touchera 3.257 artistes, la plus grosse répartition de l’histoire du Burida. « Mon rêve d’abondance est donc en marche. Certes, la crise n’est pas totalement finie. Mais elle est en voie de l’être. Et les perspectives pour les artistes sont encore plus heureuses. Il nous faut pour cela, la paix, la cohésion. Nous y croyons. Nous sommes sur la bonne voie », a conclut le ministre Maurice Bandaman, à cette rencontre.
Le 27/12/19 à 15:00
modifié 27/12/19 à 15:00

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