Algérie: Ahmed Gaïd Salah, le chef d’état-major de l’armée, est décédé

Ahmed Gaïd Salah, le chef d’état-major de l’armée.(DR)
Ahmed Gaïd Salah, le chef d’état-major de l’armée.(DR)
Ahmed Gaïd Salah, le chef d’état-major de l’armée.(DR)

Algérie: Ahmed Gaïd Salah, le chef d’état-major de l’armée, est décédé

La disparition du patron de l’armée intervient quatre jours après l’investiture d’Abdelmadjid Tebboune, comme nouveau Président de la République. Selon un communiqué de la présidence, Ahmed Gaïd Salah a fait une crise cardiaque à 6 heures du matin à son domicile avant d’être transporté à l’hôpital militaire d’Ain Naadja, sur les hauteurs d’Alger. Le général-major Saïd Chengriha, commandant des forces terrestres, a été nommé chef d’état-major par intérim de l’Armée nationale populaire (Anp) en remplacement du général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, annonce la télévision d’État. Chef de la 3e région militaire depuis août 2004, le général-major Saïd Chengriha a été promu commandant des forces terrestres en août 2018 dans le cadre d’une vaste opération de réorganisation du commandement militaire décidée par Ahmed Gaïd Salah. Le Président Abdelmadjid Tebboune, qui a pris cette décision, a également décrété trois jours de deuil national, selon la même source. Véritable homme fort du pays après la démission du président Abdelaziz Bouteflika en avril dernier, Ahmed Gaïd Salah a pesé de tout son poids pour la tenue de l’élection présidentielle contestée par une bonne partie des Algériens.

Cassant et impitoyable

Depuis son arrivée à l’état-major en 2004, Ahmed Gaïd Salah aura été d’une fidélité à toutes épreuves pour l’ancien président Bouteflika. Après l’AVC dont ce dernier a été victime en avril 2013, il a joué de son influence pour lui permettre de briguer un quatrième mandat en 2014 en dépit de sa santé chancelante. Toujours fidèle à l’ex-chef de l’État, Gaïd Salah s’est prononcé en faveur d’un cinquième mandat avant de changer de braquet un mois après le début de la révolution de rue du 22 février 2019. Celui qui a juré allégeance à Bouteflika s’est alors transformé en adversaire en poussant le patient de Zeralda vers la porte de sortie et en exigeant dès le 26 mars, l’application de l’article 120 de la Constitution qui stipule la démission ou la destitution du Président de la République pour des raisons de santé. Homme de caractère, dur, cassant, impitoyable, Gaïd Salah ne souffrait pas la contradiction. Ses amis comme ses détracteurs, décrivent un personnage capable de colères homériques. Il était l’artisan de la promulgation en 2016 d’une loi obligeant les officiers à la retraite à un devoir de réserve sous peine de poursuites judiciaires.

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