« L’idée de faire payer aux étudiants l’amélioration de leurs conditions de travail ne nous paraît pas judicieuse ». Ces propos sont ceux de M. Séka Jules, Secrétaire général de l’association générale des élèves et étudiants de Côte d’ivoire (Ageeci). Qui s’est insurgé, dans une déclaration diffusée ce mardi 20 juillet, contre le projet annoncé par le nouveau président de l’université de Cocody, le Pr. Aké N’gbo, de revoir à la hausse le montant des frais d’inscription.
Expliquant leur refus catégorique par la disparition progressive du pouvoir d’achat des Ivoiriens depuis la crise qui secoue le pays depuis plus d’une décennie, les membres de l’Ageeci estiment que « 6000 francs CFA, c’est déjà une contribution qui est d’ailleurs élevée, mais qu’ils ont tolérée ».
Comme autre raison pour expliquer leur «niet», les étudiants ont « précisé » le fait que l’université nationale de Côte d’ivoire est un établissement public et non une « grande école privée ». Et ne saurait donc subvenir à ses nombreux besoins qu’avec l’apport de l’Etat de Côte d’ivoire. « L’Etat est considéré comme tel, du fait de ses prérogatives qu’il se doit d’assurer. Aussi, les étudiants et leurs parents ne supporteront pas les charges de l’Etat à sa place », s’est indigné Séka Jules. Avant d’appeler l’ensemble des étudiants à la fermeté et à la solidarité pour, dit-il, faire front à cette « forfaiture contre leurs intérêts ».
Annoncée par le Pr. Gilbert Marie Aké N’gbo, lors de la campagne pour la présidence de l’université de Cocody, comme l’une des premières réformes à entreprendre lorsqu’il serait aux affaires, l’augmentation des frais de scolarité est une pilule jusqu’ici difficile à avaler pour les étudiants. Malgré les arguments de la démission de l’Etat et de l’amélioration prochaine de la qualité des prestations de l’université, la nouvelle équipe dirigeante n’a pas encore conquis le cœur des étudiants de l’université de Cocody.
Ghislaine ATTA
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