une du 16 mai 2012

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Can 2012 / Côte d’Ivoire-Guinée équatoriale : COMMENT LES IVOIRIENS ONT SUIVI LE MATCH À ABIDJAN

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Les Ivoiriens ont salué à sa juste valeur la qualification de leur équipe nationale à la demi-finale de la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2012 . En tout cas, ils étaient nombreux à investir les principales rues et autres places publiques pour fêter la victoire des éléphants sur l’équipe nationale de la Guinée équatoriale.

Dès 18 H, les rues d’Abidjan étaient presque vides. Nombre d’Abidjanais se pressaient chez eux ou se retrouvent chez eux entre amis pour suivre le match des éléphants à la télévision ou sur des écrans géants installés dans différents endroits de la capitale économique ivoirienne.

À Yopougon, la plus grande commune de Côte d’Ivoire, outre la rue ‘’ princesse’’ du sous-quartier ‘’ Selmer’’, ce sont les places ‘’Ficgayo’’ et le complexe sportif qui ont accueilli le plus de supporters composés en grande majorité de jeunes.

Dans les autres quartiers comme Koumassi, Treichville, Adjamé, Cocody, Port-Bouët, etc. c’était la même situation. Les supporters se retrouvaient dans ces endroits pour selon eux, pousser les éléphants à la victoire.

Ces lieux ont été aménagés par des opérateurs de téléphonie mobile en collaboration avec des sociétés de brasserie de la place. Ainsi, plusieurs écrans géants ont été installés. En même temps qu’ils suivaient le match, ils consommaient la boisson. Pendant la mi-temps, les supporters avaient droit à des prestations d'artistes.

Au coup de sifflet de l’arbitre pour signifier le penalty contre les Équato-guinéens, c’était la grande joie au complexe sportif de Yopougon. « On va leur montrer quelque chose », criait à tue-tête un supporter.

Comme lui, ils étaient nombreux à se tenir debout pour suivre l’exécution du penalty. C’était la désolation après l’échec de Drogba. « Pourquoi c’est lui qu’on a choisi pour tirer ce penalty. Tout le monde sait qu’il n’est pas fort dans cet exercice », lance Ousmane Cissé.

Son voisin, Anoman Charles, lui est plus dur. « Nos joueurs sont les meilleurs dans leurs clubs. Mais en équipe nationale, ils jouent en dessous de leur niveau . « Ça va aller », dit Jean Samuel Yao, un autre plus confiant.

Ces amis n’avaient pas fini de discuter lorsqu’ils apprennent à la radio que Drogba vient de marquer le 1er but du match. C’est la grande joie. Le supporter qui, dix minutes plutôt vilipendait Drogba a commencé à le louer.

Libérés par ce but, les supporters étaient plus sereins en suivant le match. À chaque but des éléphants, ce sont les clameurs qu’on entendait à travers la ville. Ils étaient même plus indulgents face au nombreux buts ratés et aux échecs de Gervino, le 10 ivoirien dans la défense des Équato-guinéens.

Au coup de sifflet final, les Ivoiriens ont exprimé leur joie de façon diverse. Les chauffeurs de véhicule de transport en commun ont klaxonné pendant des minutes.

Nombre de jeunes des places Ficgayo, Complexe sportif et dans les maquis d’Abidjan sont restés sur place après la victoire des éléphants pour boire  entre amis. « Nous, nous sommes là jusqu’au petit matin », indique Vincent Lia, un jeune cadre.

Certaines personnes qui jusque-là étaient chez elles, ont rejoint les ‘’ maquis’’ et autres lieux où se vendent la nourriture et la boisson.

Théodore Kouadio

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