une du 16 mai 2012

Vous êtes ici: Home Accueil Sciences et technologies Epidémie la méningite : COMMENT LA LUTTE SE MENE DANS LES PAYS D’AFRIQUE DE L’OUEST ET DU CENTRE
Flash info :
Previous Next

Epidémie la méningite : COMMENT LA LUTTE SE MENE DANS LES PAYS D’AFRIQUE DE L’OUEST ET DU CENTRE

PDFImprimerEnvoyer

 

Un enfant prenant une dose de vaccin contre la méningiteUn enfant prenant une dose de vaccin contre la méningiteL’harmattan est présent dans certains pays de l’Afrique de l’ouest et du centre. Cette période fait craindre chaque année, l’épidémie de la méningite. Cette maladie est très mortelle. Les statistiques de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) révèlent que 1,2 millions de cas sont déclarés en Afrique chaque année dont 135 000 décès. Ce dossier fait le point de la situation de la lutte contre la maladie au Cameroun, au Niger, au Burkina Faso et en République Démocratique du Congo.

 

 

UNE BAISSE DE LA PREVALENCE CHEZ LES NANTIS AU CAMEROUN

Au Cameroun, l’on note une baisse de la prévalence chez les couches de la population nantie, parce qu’ils ont les moyens de se faire vacciner.

Mais, les couches défavorisées, d’autant que le vaccin reste onéreux pour elles, demeurent les plus touchées. Il coûte 5000Fcfa à 10.000 Fcfa pour une dose. Une dose protège pour 2 à 3 ans. Il faut normalement prendre trois doses pour se mettre à l’abri des surprises.

La méningite reste encore une menace pour les enfants de moins de 5 ans, les adolescents et les personnes du troisième âge. Les régions de pays (le Nord et l’Extrême nord, et l’Adamaoua dans une moindre mesure), dites régions septentrionales, vivent des épidémies annuelles entre janvier et juillet. Il faut dire que ces régions dans leur ensemble, sont affectées par une très longue sècheresse qui s’étend sur neuf mois avec des températures avoisinant 45 degrés à l’ombre.

Pendant l'harmattan, la poussière se pose sur les aliments et dans l’eau qui devient une denrée très rare pour les populations. Les microbes sont alors facilement véhiculés et transmis aux habitants de ces régions.

A majorité nomades, les populations du grand nord du Cameroun sont parfois surprises par les épidémies alors qu’elles sont à la recherche du pâturage, bien loin de leur village et des formations sanitaires, dans lesquelles se créent assez souvent des comités d’urgence de prise en charge gratuite des malades.

Il est malgré tout, difficile de dire combien le Cameroun dépense pour la prise en charge de cette maladie. Cependant en 2011, l’Alliance mondiale pour les vaccins et l’immunisation (GAVI Alliance) a offert 100 millions de dollars Usa pour la prise en charge de la méningite au Cameroun et au Tchad.

 

Adrienne Engono

 

LA PRISE EN CHARGE COINCE EN RDC

Bien que étant hors dans la ceinture africaine de la méningite, la république démocratique du Congo (RDC) connaît quelques cas de méningite de souche A. Selon les experts, la méningite n’est pas considérée comme un véritable problème de santé publique en RDC. De sorte que rien n’est prévu de particulier pour la prise en charge des malades et aussi assurer les vaccins appropriés aux populations.

Cependant, récemment la population de Katana (Bukavu) dans l'est du pays  a été touchée par la méningite de souche A ET B. Les autorités locales ont exprimé leurs inquiétudes sur leurs capacités à contenir la propagation de la maladie. Et ce, en raison d'un manque sérieux de vaccins. Pour pallier à cette situation de détresse, l’organisation mondiale de la santé (Oms) a fourni 30.000 doses de vaccins pour secourir la population victime.

Guylain Imbula

 

LE MENAFRIVAC DONNE SATISFACTION AVEC …DES EFFETS INDESIRABLES AU BURKINA

Le nouveau vaccin conjugué contre le méningocoque A, «MenAfriVac» a été introduit en 2010 dans trois pays de la ceinture méningite, le Burkina, le Mali et le Niger. Un an après, les spécialistes affichent l’espoir de mettre fin, à travers ce produit, au règne de la méningite en Afrique. Cependant au Burkina Faso des effets indésirables ont été identifiés après l’administration du vaccin. Il s’agit des fièvres, des douleurs au point du vaccin.

« Les effets indésirables mentionnés sont des fièvres, des douleurs au point du vaccin », a révélé récemment le directeur générale de la pharmacie, du médicament et des laboratoires (DGPLM) du Burkina Faso, Pr Jean Baptiste Nikiema. C’était à l’occasion de la 9e réunion annuelle inter pays de revue et planification pour la surveillance intégrée et la réponse aux épidémies de méningite.

Pr Nikiema a insisté sur le fait que ces « effets indésirables constatés sont tout à fait habituels pour ce type de campagne, ils ne remettent nullement en cause la qualité du vaccin.

L’introduction du nouveau vaccin «MenAfrivac» a permis de réduire de manière drastique le nombre de cas de personnes touchées par la méningite. C’est le résultat auquel est parvenu des spécialistes réunies à Ouagadougou courant octobre 2011.

Le paysage des pays comme le Burkina, le Mali et le Niger, les trois premiers pays à administrer le vaccin aura été transformé positivement.

Pour le Ministre de la santé du Burkina, Adama Traoré, l’année 2010 au Burkina a été marquée par la campagne avec le nouveau vaccin conjugué qui a permis de protéger plus de 11 millions de burkinabé du spectre de la méningite «A».

Mieux, Jean Ludovic Kambou de l’organisation mondiale de la santé (OMS)-Burkina, a indiqué qu’après la campagne de vaccination de MenAfriVac, le Burkina a enregistré seulement quatre cas de méningite A. L’un aurait échappé à la vaccination et les trois autres proviendraient d’un pays voisin. Dans les deux autres pays, le Niger et le Mali ont enregistré zéro cas de germe «A» après l’introduction du nouveau vaccin. C’est ce qu’on peut retenir des présentations des points focaux de ces pays. Toute chose qui donne du sourire aux techniciens et qui confirme l’impact positif du tout premier vaccin contre la méningite A.

Dans l’organisme humain, selon le premier responsable de la Direction générale de la pharmacie, du médicament et des laboratoires (DGPLM), Pr Jean Baptiste Nikiema, le vaccin stimule la production d’anticorps contre le germe responsable de la méningite et lorsqu’une personne est en contacte avec ce germe ultérieurement, elle sera déjà préparée.

« Ce vaccin est préventif. Ce n’est pas totalement validé, mais nous pensons que la durée de protection de MenAfriVac serait de dix ans. Les études complémentaires sont en cours et viendront confirmer la durée de protection », a précisé le Pr Nikiema. Au Burkina les études pour la surveillance des effets indésirables ont concerné 400 milles personnes de la région du Centre-nord dont le chef lieu est Kaya.

Les partenaires Alliance GAVI, l’OMS-Path comptent introduire le nouveau vaccin dans les pays comme le Cameroun, le Nigeria et le Tchad en 2012. A l’état actuel des connaissances ce vaccin promet des bons résultats. Aussi les effets secondaires et indésirables du vaccin sont- ils maîtrisés.

Boureima SANGA

LA VACCINATION FAIT REGRESSER LA MALADIE AU NIGER

La saison épidémique de la méningite 2011 tire à sa fin au Niger, les experts commencent à prendre en compte la récente faible incidence des cas de la méningite A dans la ceinture africaine de la méningite dans laquelle se trouve le Niger. Les données de surveillance de l’Organisation Mondiale de la Santé ont montré qu’en fin mai 2011 seulement quatre cas ont été confirmés de la méningite A au Niger et au Burkina Faso, et aucun cas au Mali.

Alors qu’à la même période en 2010, l’OMS a signalé 231 cas de méningite confirmés de la souche A au Niger, 66 cas au Burkina Faso et 10 cas au Mali. Une surveillance à plus long terme du virus sera importante pour confirmer ces premiers signes encourageants de l’impact du vaccin.

Selon le chef d’unité et investigateur principal pour le projet au Centre de Recherche Médicale et Sanitaire (CERMES) du Niger Dr Jean-Mark Collard, le projet MenAfriCar est une étude multicentrique qui concerne les différents pays de la zone appelée ceinture de la méningite (Sénégal, Mali, Burkina Faso, Ghana, Niger, Nigéria, Ethiopie, Tchad).

Ces pays se sont mis ensemble sous l’égide de la « London School of Hygiene and Tropical Medecine (LTSHM) » pour étudier le portage du méningocoque (bactérie de la méningite), mieux comprendre ces phénomènes, sa dynamique d’échange du portage et notamment du méningocoque entre les personnes dans une même famille, mais aussi dans la population. L’étude est guidée par le professeur Brian Greenwood de LTSHM.

Tous les pays concernés par l’étude y sont représentés. Au Niger c’est le Centre de Recherche Médicale et Sanitaire (CERMES). Dans ce pays, « les premiers résultats sont en cours d’analyse, ils ont un taux de portage d’environ 7 à 8% de population », précise Dr Jean-Mark Collard.

Le méningocoque A, est le plus dévastateur qui a donné les épidémies de plus grand ampleur. 1995-1996 plus de 50 mille personnes ont été affectées au Niger avec cinq mille morts. En 2009, ce sont 13 mille cas qui sont enregistrés avec 500 décès.

La particularité du nouveau vaccin c’est qu’il protège aussi les plus jeunes. Ainsi le MenAfriVAC concerne les personnes de 1 à 30 ans.

Seini Seydou Zakaria

 

 

 

 

 

 

 

Epidémie la méningite : COMMENT LA LUTTE SE MENE DANS LES PAYS D’AFRIQUE DE L’OUEST ET DU CENTRE

Ajouter un Commentaire



Tous messages contrevenant aux règles d’utilisation du site, à la loi, ou à tout autre code de conduite, n'engage que la responsabilité de leurs auteurs.
Les commentaires ne sont pas modérés a priori. Ils peuvent l'être a posteriori par un membre de la rédaction de fratmat.info (modérateur) aussi fréquemment que nécessaire.
N'importe quel utilisateur qui estime qu'un message envoyé est répréhensible est encouragé à contacter immédiatement fratmat.info par email ou à l'aide de l'outil d'alerte mis à disposition. Si nécessaire, des mesures seront prises dès que fratmat.info aura pris connaissance de cette alerte.

Les propos injurieux, racistes, xénophobes, antisémites, haineux et tout autre intolérance ou discrimination sont interdits dans les commentaires. 
En toutes circonstances, Les utilisateurs s'engagent à rester courtois, et à faire preuve de bienséance et de politesse envers les autres utilisateurs du site. Les utilisateurs et les modérateurs doivent se comporter en tout temps avec respect et honnêteté.

Le style SMS et les messages tout en majuscules ne sont pas acceptés. 
L'utilisateur ne publie son message que dans une seule rubrique et ne poste pas plusieurs fois le même commentaire.
Les utilisateurs des commentaires de fratmat.info s'engagent à respecter les règles d'utilisation sans réserve. Ces dernières pourront être modifiées sans préavis et sans justification si l'administrateur du site le juge utile.


Code de sécurité
Rafraîchir