Mise à jour le Mardi, 21 Février 2012 01:07 Écrit par Adou Félix Mardi, 21 Février 2012 04:00
Dans ses deux localités, le président de la Cdvr, Charles Konan Banny, a clairement indiqué que la réconciliation implique les chefs traditionnels, les femmes, et les guides religieux et les jeunes. “Après avoir participé à la destruction de ce pays, c’est ensemble que nous prendrons l’engagement de le reconstruire”, a-t-il a fait savoir au peuple Akyé d’Akoupé et d’Adzopé.
Pour lui, “la réconciliation est une mission nationale. Elle appartient à chacun de nous, aussi bien individuellement que collectivement et elle est permanente”, avant d’annoncer qu’elle ne pourra pas se faire dans la peur, dans l’insécurité. Il ajoute : “Nous devons désormais revenir au dialogue, comme nous l’ a enseigné le père fondateur de la Côte d’Ivoire moderne, Feu Félix Houphouet-Boigny et ramener la paix et la cohésion sociale que nous n’aurions pas dû mettre en péril”.
Mais avant d’arriver à cette paix, a-t-il laissé entendre, il faut que nous sachions ce qui nous est arrivé grâce au dialogue et à la vérité. Puis en tirer les leçons afin que pareille chose n’arrive plus dans ce pays de paix. Charles Konan Banny a aussi indiqué que la réconciliation se fera autour des victimes. Pour lui, il y a eu trop d’atrocité, de bestialité à travers tout le pays lors de cette crise. “Alors, chacun doit reconnaître sa part de responsabilité et se repentir, afin que nous retrouvions une paix durable”, a-t-il conseillé.
Aussi, a-t-il mis en mission, les chefs traditionnels dont le rôle est de réconcilier le peuple et les hommes religieux pour implorer le Tout-Puissant à aider à ramener la paix dans le pays à travers la réconciliation. Pour se donner toutes les chances de réussir la mission à lui confiée par le Chef de l’Etat, le président de la Cdvr a annoncé, pour très bientôt, de nouvelles dispositions. Il s’agit, entre autres, de la mise en place de commissions locales de réconciliation, de commissions spécialisées ou thématiques de consultations d’ audiences publiques qui ne seront pas, a-t-il prévenu, “ des occasions pour faire renaître la violence” ; la purification de la terre ivoirienne souillée par le sang de ses filles et fils.
Auparavant, les porte-paroles des populations de Yakassé-Mé où la délégation a fait escale, Odi A. Chiépi ; d’Akoupé Dr. Sanlé Crésort, député d’Akoupé commune et sous-préfecture, d’Adzopé ; Gbocho Chenou,député de la circoncription électorale d’Agou, se sont inscrits dans la processus de réconciliation. Cependant, ils ont souhaité voir leurs frères, leurs fils en exil, rentrer au pays pour prendre part au processus de réconciliation. Ils ont salué notamment à Akoupé, le travail héroïque du corps préfectoral pour maintenir la paix. Les porte-paroles se sont aussi élevés contre l’utilisation des jeunes à des fins de politique rétrograde, qui fait de l’être humain un animal prêt à mettre en péril la vie de son prochain.
Les porte-paroles de la Cedeao, Bakary Sékou à Akoupé et Traoré Kizanbi à Adzopé, ont dénoncé le lourd tribut payé par leurs ressortissants, au cours de cette crise: des pertes en vies humaines à Akoupé et Adzopé et également, en bien matériel et autres humiliations .Cependant, pour le retour de la paix et la cohésion sociale dans leur pays d’adoption, qui leur a tout donné, ils consentent tous à tout pardonner pour l’intérêt supérieur de la situation.
Quant aux jeunes et femmes, ils ont fait la promesse de ne plus se laisser utiliser par les hommes politiques. Aussi, se sont-ils engagés dans le processus de réconciliation. Les représentants de la chefferie traditionnelle, Nanan Dodo Didace à Akoupé, secrétaire général de l’Association des rois et chefs coutumiers de Côte d’Ivoire, chef du village de Dodokoi et Nanan Berry Pierre Dieudonné, président de l’Association des chefs traditionnels d’Akoupé ,Adzopé et Yakassé –Attobrou et chef du village d’Abradine- 1, se sont engagés également aux côtés du président de la Cdvr. qui était accompagné des vice-présidents Awoulae Désiré Amon Tanoé, roi des N’Zima Kotoko, cheick Boikary Fofana, président du Conseil supérieur des Imams (Cosim) et le représentant des habitants de l’Est de la Côte d’Ivoire, Mme Françoise Kaudhjis Offoumou.
Adou Félix
Correspondant Local
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