Mise à jour le Mardi, 14 Février 2012 08:32 Écrit par L’Observateur Paalga Mardi, 14 Février 2012 08:16
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| Can 2012/Après le succès de la Zambie : C’était quand même frustrant ! |
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Une finale sans but après 90 minutes de jeu et des prolongations, c’est quand même frustrant pour le public, surtout si elle débouche finalement sur des tirs au but ; mais il fallait faire avec et, ce coup-ci, la chance était du côté de la Zambie, qui a réussi 8 tirs alors que la Côte d’Ivoire en a marqué 7. Quand Gervais Yao Kouassi, dit Gervinho, a raté son tir et que Sunzu Stoppila n’a pas tremblé, les rêves des Eléphants sont partis en fumée.
Cette finale, originale, a révélé des facettes et quand on pousse loin l’analyse, on constate qu’il y a eu des temps forts où chaque équipe aurait pu faire bouger le tableau d’affichage. Si le gardien de but ivoirien, Boubacar Barry, dit Copa, n’avait pas, d’une parade salvatrice, bloqué la frappe puissante du droit de Nathan Sinkala à la première minute, on n’en serait peut-être pas venu aux tirs au but. Il en est de même pour le penalty quand Didier Drogba a lamentablement envoyé sa frappe dans le ciel gabonais.
De part et d’autre, il y a eu des opportunités qui n’ont pu être exploitées. Le premier quart d’heure fut, à ce titre, le parfait résumé du rapport de force entre les deux formations. Toutefois, on peut noter que les Zambiens ont affiché de grandes qualités de circulation. Christopher Katongo, Emmanuel Mayuka et Nathan Sinkala n’ont jamais manqué de cœur pour aller au charbon. Dans cette bataille farouche, on a vu les Chipolopolos élever leur niveau de jeu aux moments opportuns, mais Copa, toujours présent, a sorti des balles chaudes.
Dix minutes après la reprise, le jeu zambien a baissé d’intensité et ce n’était plus l’équipe qui avait d’entrée attaqué avec fougue. La prudence semble s’installer dans son camp, et c’est à ce moment que les Eléphants ont commencé à jouer plus haut. Ils se sont certainement dit que leurs adversaires avaient perdu des forces. Les accélérations de Gervinho en ont presque fait le premier attaquant ivoirien le plus dangereux. Balle au pied, celui-ci a tenté, par ses débordements, ce qu’il avait déjà fait contre les Aigles du Mali en demi-finales. Mais on ne lui laissait pas d’espace pour entreprendre quoi que ce soit. L’équipe de François Zahoui a pu imposer une emprise plus sensible sur le match. Mais bien que bousculée, la Zambie a, par moments, contesté à la Côte d’Ivoire sa possession du ballon et a visiblement refusé la stratégie du repli permanent.
A partir de la 64e minute, les hommes d’Hervé Renard sont revenus dans le jeu comme pour dire qu’ils ont encore des ressources. On a vu les spectateurs, dont le plus grand nombre sont des Gabonais, prendre fait et cause pour eux. Mais leur jeu n’est pas efficace à l’approche des buts malgré une bonne tenue de balle. Et puis ce penalty, discutable, est venu (il a été provoqué par Gervinho à la 68e minute). Drogba se présente comme d’habitude et frappe au-dessus. Va-t-il se racheter comme il l’avait fait lors des quarts de finale contre le Nzalang nacional et tracer la voie du succès pour son équipe ? Les Orange et même le président Alassane Dramane Ouattara, venus de la lagune Ebrié, ont espéré qu’il referait le même coup mais, l’horizon ne s’éclaircissait pas. Les prolongations n’apportèrent rien de positif et ce que le public redoutait arriva : les tirs au but. C’est à l’issue d’une insoutenable séance de tirs au but que les Zambiens sortent victorieux.
Pour leur troisième tentative après celles de 1974 et 2004, les voilà entrés dans l’histoire de la CAN par la grande porte. C’est sûr qu’à Lusaka ils dédieront ce trophée à leurs joueurs disparus le 27 avril 1993 à la suite d’un accident d’avion aux larges des côtes gabonaises.
Justin Daboné,
envoyé spécial de L’Observateur Paalga à Libreville






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